Amstel Gold Race, les notes

Michael Valgren a remporté l’Amstel Gold Race et est devenu le troisième coureur à remporter deux classiques au printemps 2018. Le Danois s’est extrait d’un groupe de costauds en compagnie de Roman Kreuziger qu’il a ensuite facilement battu au sprint. A force de se marquer entre eux, Sagan, Valverde, Alaphilippe et Wellens n’auront pas réussi à se disputer la victoire sur cette édition de l’Amstel très éprouvante. La course de la bière a été difficile, avec un rythme très soutenu dans les 30 derniers kilomètres, une sélection naturelle parmi les favoris et finalement, une victoire méritée d’un des hommes forts de ce printemps. Voici le bulletin de la course.

10 - Michael Valgren

Deuxième grand succès pour le jeune danois qui a clairement franchit un cap cette année. Sa victoire à Valkenburg est une copie conforme de celle du Nieuwsblad. La supériorité numérique des Astana dans le groupe de tête a été exploitée à la perfection. Fuglsang a remplacé Lutsenko et Gatto, mais Valgren était encore là. En plus, c’est toujours lui qui réussit à faire le trou, ce qui n’est pas un hasard.

9 – Roman Kreuziger

Environ tous les deux ans, lors d’une classique de printemps aux Pays-Bas, on se souvient que Roman Kreuziger était un cycliste talentueux. Cette année, il a anticipé la grande bagarre entre leaders pour être devant. En vieux briscard, il a vite compris qu’il fallait sauter dans la roue de Valgren, même s’il venait de faire un effort et se trouvait en tête du groupe à ce moment-là. Dommage pour le sprint presque perdu d’avance, mais Kreuziger a été la belle surprise de la course. Pas de quoi en faire un favori pour le podium au Giro, hein, il faut pas trop lui mettre la pression.

8 – Enrico Gasparotto

Il était loin d’être leader dans une équipe Bahrain-Merida pleine de stars, mais Gasparotto a prouvé qu’il a un réel feeling avec l’Amstel. Si Valgren et Kreuziger avaient commencé à se regarder un peu plus tôt, il aurait même pu faire la plus belle remuntada de la semaine.

8 – Peter Sagan

Seul non grimpeur-puncheur du top-10 final, Peter Sagan a prouvé qu’il peut lutter pour la victoire sur un parcours difficile. Très actif et à l’aise dans les côtes, Sagan s’est retrouvé dans la position de l’épouvantail dans le groupe de tête. Personne ne voulait arriver au sprint avec lui et on lui a laissé faire la grande partie du boulot, ce qui a finalement débouché sur l’attaque sans réponse de Valgren. Belle dernière prestation pour un printemps réussi.

7 – Julian Alaphilippe

Il y avait quelques doutes quant à sa condition après sa maladie au Tour du Pays Basque, mais Julian Alaphilippe a répondu présent pour le premier chapitre du triptyque qui lui est si cher. Il était un des plus actifs dans le final, mais aussi un des plus marqués. S’il monte en puissance dans les prochains jours et s'il obtient un peu plus de soutien de la part de son équipe, il pourrait en décrocher une.

7 – Tim Wellens

Etre avec les meilleurs est une belle performance qui prouve que Tim Wellens fait désormais partie du gratin mondial pour les classiques vallonnées. Ceci dit, même s’il a ensuite réussi à revenir, le fait d’avoir été lâché par Valverde, Fuglsang, Sagan et Alaphilippe dans le Bemmelberg est légèrement inquiétant pour la suite.

6.5 – Alejandro Valverde

Si les lois de la nature s’appliquent aussi à Alejandro Valverde, l’espagnol risque de ne pas accrocher l’Amstel à son palmarès. Il était là comme toujours, mais c’est lui qui refuse de faire l’effort pour revenir sur Valgren en se cachant derrière Sagan. Il aura beau dire qu’il n’avait plus de force, on n’a pas pu s’empêcher de penser aux championnats du monde de Florence en 2013…

6 – Daryl Impey

Parmi les battus du jour, Daryl Impey était probablement celui qui avait les meilleures jambes. Il rate le bon wagon et tente ensuite une poursuite improbable pour finalement terminer à la 11ème place. Rien d’exceptionnel, mais il faudra se méfier de lui, notamment à Liège.

6 – Dylan Teuns

Le jeune Belge ne s’est pas caché et semblait capable de jouer la gagne, sauf qu’il a visiblement mal dosé ses efforts et qu’il n’avait plus de force pour suivre le mouvement décisif. Dommage.

5,5 – Greg Van Avermaet

C’était sa dernière chance pour sauver son printemps et c’est encore raté. Pourtant, Greg a le mérite d'essayer, mais il le fait au mauvais moment et avec le mauvais allié (Rudy Molard). L’action décisive se développe au moment où il est repris et il ne peut logiquement rien faire à ce moment-là. Printemps pourri, du début jusqu’à la fin donc pour Greg qui est officiellement le grand mauvais plan de ce Fantaclassics 2018.

5 – Vincenzo Nibali

Le Requin de Messine semblait vouloir mordre une nouvelle fois. Il avait lancé ses équipiers en éclaireurs, était bien placé devant, mais s’est éteint au moment décisif.

5 – Philippe Gilbert

Le troisième grand objectif du printemps de Philippe Gilbert après Milan-Sanremo et Paris-Roubaix, c’était l’Amstel… Autant dire que son printemps est vraiment raté. Le Belge a été dépassé par les évènements dès que la bagarre a commencé. Ca ne l’a pas empêché de sprinter pour aller gratter une 12ème place pour les plus grand bonheur de ses fantamanagers…

5 – Michael Matthews

Une crevaison juste avant les moments décisifs et une nouvelle course qui s’envole pour Bing Bling. Rageant.

4.5 – Sonny Colbrelli

On attendait plus de la part de Colbrelli sur cette classique qui lui convient plutôt bien. Mais la course très sélective n’a pas joué en sa faveur et il n’a jamais vraiment été dans le coup. Un printemps peut-être trop long pour Sonny.

4.5 – Oliver Naesen

Le top -15 de l’an dernier avait fait rêver les fantamanagers qui avaient misé sur Oliver Naesen et qui étaient quelque peu déçus par les points obtenus jusqu’à maintenant. Mais Naesen n’avait plus de jus, et peut-être qu’il n’avait plus envie.

4 – Tiesj Benoot

Un jour sans, ça peut arriver à tout le monde. Voici une nouvelle étape dans l’apprentissage du Tiesjke national.

3.5 – Rui Costa, Dan Martin, Diego Ulissi

Le trio d’attaque MUC devait faire peur à toutes les défenses d’Europe. Pour l’instant, il est encore à sec et annonce peut-être que la team UAE Emirates sera le grand flop de l’année.

3 – Michal Kwiatkowski

L’autre mauvais plan de ce Fantaclassics. L’ancien champion du monde était timidement présent à l’avant de la course mais s’est éteint petit à petit pour finalement finir 31ème.  Comme on l’a souvent dit, Kwiatko est clairement le moins fiable des tous les coureurs du peloton et même s’il a encore deux flèches à son arc, on doute qu’elles puissent atteindre leur cible.

 

 

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