Groenewegen facile vainqueur à Kuurne

Dylan Groenewegen a remporté la deuxième course du week-end d’ouverture aux termes d’un sprint rondement mené dans les rues de Kuurne. Le néerlandais a devancé Arnaud Démare et Sonny Colbrelli pour le plus grand plaisir de la Polska Team qui obtient la bonne triplette et s’impose lors de la deuxième manche du Fantaclassics. 

Kuurne-Bruxelles-Kuurne permet généralement aux déçus du Nieuwsblad de prendre leur revanche et viser un lot de consolation. Mais si cette année les tentatives de loin n’ont pas manqué, le climat froid et hostile a encore une fois facilité la vie des suiveurs et par conséquence des sprinters. La course-poursuite entre attaquants et peloton a duré quelques dizaines de kilomètres, mais les Lotto Jumbo NL d’abord, les Astana ensuite, ont fait le nécessaire pour revenir sur les attaquants qui s’étaient détaché lors du passage sur le Vieux Kwaremont. La tentative de Oss et Stuyven avant le regroupement aurait pu être intéressante, mais une crevaison du malheureux italien, a mis un terme prématuré à cette dernière échappée. On s’est donc dirigé vers le sprint annoncé, non sans avoir perdu des sprinters en cours de route, comme Modolo ou Cort Nielsen, tombés à quelques kilomètres d’intervalle dans le circuit final, alors que Gaviria avait hissé drapeau blanc bien avant. C’est donc assez logiquement que Dylan Groenewegen s’est imposé devant Arnaud Démare et Sonny Colbrelli, alors que Pim Ligthart, Justin Jules, Jempy Drucker, Guillaume Boivin ou Julien Vermote s’offrent des places inattendues dans le top-10. Lukasz Wisniowski confirme quant à lui qu’il était le bon plan du week-end en terminant 8ème après sa deuxième place de samedi.

Le week-end d’ouverture s’est donc terminé sans grand coup d’éclat, avec une certaine dispersion de points et une team #Chaudière solidement en tête du général. Si les vérités de ce week-end ne seront pas spécialement celles de fin mars, lorsque le peloton affrontera les deux semaines flandriennes les plus importantes, on peut déjà tirer quelques conclusions sur l’état de forme de nos gladiateurs.

Ils ont rassuré

Les coureurs qui se sont trouvés à l’avant de la course suite aux accélérations à un moment donné du week-end ont plutôt rassuré les fantamanagers qui ont misé sur eux même s’ils n’ont pas tous rapporté des points. C’est le cas de coureurs comme Trentin, Lampaert, Stybar, Durbridge, Oss, Stuyven, Benoot, Lutsenko, Gatto ou Modolo. Les grands leaders comme Van Avermaet, Naesen et Vanmarcke ont également répondu présent, même si les choses n’ont pas bien tourné pour eux et là où en 2017 certains comptaient déjà plus de 50 points au compteur, ils sont aujourd’hui encore bloqués à zéro points, ou presque. Les résultats se sera pour une autre fois, mais à priori, s’ils ne perdent pas complètement leur forme actuelle, ils ne devraient pas complètement rater leur campagne. Mention spéciale pour Sonny Colbrelli qui mérite clairement le prix du panache du week-end. L’italien a montré une certaine aisance à suivre les plus costauds dans les bergs et muurs, il était à l’avant samedi et est le seul du groupe d’attaquants à avoir sprinté pour les places d’honneurs. Il était à nouveau à l’attaque dimanche et a de nouveau sprinté pour prendre une troisième place à Kuurne. Contrairement à Arnaud Démare qui a rapporté des points mais n’a pas complètement rassuré sur ces capacités à suivre les meilleurs, Colbrelli a non seulement ramené quelques points utiles, mais a aussi montré qu’il peut sérieusement laisser son empreinte sur cette campagne des classiques.

Woet Van Aert figurait aussi parmi les curiosités du week-end d’ouverture. On se demandait comment le triple champion du monde de Cyclocross allait se comporter sur route et force est de constater que le test est plutôt réussi. Van Aert n’a pas rapporté de points, mais il était un des plus pimpants dans le Muur de Grammont, ce qui est plutôt de bonne augure pour la suite, même s’il devra tenir cette forme encore pendant plusieurs semaines.

Ils doivent progresser

Parmi les coureurs qui ont plutôt fait peur aux fantamanagers qui ont misé sur eux, on retrouve notamment Philippe Gilbert. Le vainqueur du Ronde 2017 obtient finalement une belle 5ème place au Nieuwsbald, mais le fait qu’il n’ait pas suivi les meilleurs dans le Muur de Grammont est plutôt inquiétant, même si le Belge a invoqué une chute qui l’aurait coupé du bon wagon. Le même discours vaut également pour Edward Theuns qui n’a même pas eu l’occasion de se racheter dimanche, puisque son équipe était absente à Kuurne. La première course de Michael Matthews n’a pas donné de valables indications sur son état de forme, et c’est normal. On se demande plutôt si le choix de débuter la saison dans le froid du Nieuwsblad, était opportun. Magnus Cort Nielsen avait quant à lui déjà bien commencé sa saison et avec les classiques comme objectif avoué, on s’attendait à le voir plus actif et présent tout au long du week-end. Mais le Danois a visiblement du mal sur les pavés et si sa chute à Kuurne peut être mise sur le compte du mauvais sort, il devrait progresser s’il veut faire plus que sprinter pour la 15ème place tout au long du printemps. Les interrogations subsistent aussi en ce qui concerne Fernando Gaviria. Le Colombien a dû subir un choc thermique en débarquant en Belgique, mais ses prestations, surtout celle de dimanche où il était un des grands favoris, étaient largement en dessous des attentes. Il faudra montrer plus que ça s’il veut avoir un rôle de leader pour Milan-Sanremo, car chez Quick Step, on n’hésitera pas longtemps à tout miser sur un Elia Viviani dans la forme de sa vie.

On ne les a pas vu du week-end et c’est plutôt inquiétant

Oui, c’est vrai, l’important c’est d’être en forme entre le E3 et Paris-Roubaix, mais un coureur qui passe complètement à coté du week-end d’ouverture alors qu’il est censé être un spécialiste du pavé, ça n’annonce généralement pas une saison de feu de dieu. Dylan Van Baarle, Jens Keukeleire, Fabio Felline, Giacomo Nizzolo, Jens Debusschere, Nicki Terpstra, Matti Breschel, Jürgen Roelandts et évidemment Edvald Boasson Hagen, font partie de cette catégorie. Certains ont peut être des circonstances atténuantes, mais on craint un peu de voir souvent leur noms dans la rubrique des mauvais plans du printemps. Ils auront évidemment une deuxième chance, certains à partir de samedi en Italie, d’autres bien plus tard, mais pour l’instant, l’investissement est loin d’être garanti.  

Comentarios

EBH , la légende est en

Imagen de Git4n
EBH , la légende est en marche... à moins de faire une Duclos-Lassalle sur le tard...il restera le plus grand contre-performeur sur classiques de tous les temps..quand on pense qu il a gagné un Gand Wevelgem en 2009 agé d'un peu moins de 22 ans et qu il compte quand même 68 victoires pro....c 'est juste dingue comme il foire sur les courses d'un jour.