La «manita» de Marcel

Marcel Kittel a remporté comme prévu son cinquième GP de l’Escaut en s’imposant au sprint devant Elia Viviani, Nacer Bouhanni, Juergen Roelandts et Pascal Ackermann. Grâce au duo Kittel-Bouhanni, la team allez, gars, vazzi !!! remporte la course du jour au fantaclassics en devançant Vino For Ever et son duo Kittel-Roelandts et un groupe de six équipes ayant eu la bonne idée de dépenser 7 fantamillions pour le sprinter allemand.

Le Scheldeprijs est sans aucun doute la classiques la moins spectaculaire de la campagne du printemps. Placée entre le Tour des Flandres et Paris-Roubaix, elle sert d’entraînement aux leaders qui ont besoin de se faire une petite sortie à vélo et elle permet aux vrais sprinters de participer à la grande fête des classiques de printemps. C’est vrai que cette année, le Scheldeprijs a également permis de fêter la dernière course de Tom Boonen sur le sol belge, mais cela concerne plus les magazines people flamand et que les chroniques sportives.

Il ne s’est donc pas passé grand-chose lors de ce GP de l’Escaut. Comme chaque année, le seul suspens avant la dernière ligne droite, consiste à savoir s’il y aura une chute qui mettra hors course certains des favoris. Une chute qui s’est ponctuellement présentée à quatre kilomètres de l’arrivée et qui a mis au sol certains sprinters comme Dylan Groenewegen, Daniel McLay ou André Greipel. Ce dernier confirme donc que son printemps, comme celui de toute son équipe, est réellement pourri. C’est donc Marcel Kittel qui s’impose logiquement devant Elia Viviani et Nacer Bouhanni, pour s’offrir une cinquième victoire à Schoten en six ans. A ce rythme-là, on se demande bien jusqu’où peut arriver le sprinter allemand, surtout s’il reste dans l’écurie de Patrick Lefevere qui possède chaque année une équipe en pleine forme en cette période.

Marcel Kittel n’aura fait qu’une course, mais la bonne. Pour les 8 fantamanagers qui avaient misé sur lui, c’est plutôt une bonne nouvelle. C’est donc allez, gars, vazzi !!! qui l’emporte grâce à la combinaison Kittel-Bouhanni, alors que Vino for Ever prend une deuxième place assez inespérée, car obtenue grâce à la quatrième place de Jürgen Roelandts. Six équipes montent ensemble sur la troisième marche du podium avec les seuls 35 points de Kittel.

Même si certains sprinters comme Démare, Cort, Coquard, Swift ou Matthews, pourraient éventuellement encore récolter des points à Roubaix, voir à l’Amstel, on peut déjà tirer quelques conclusions fantacyclistes sur les purs jetmen de cette campagne. Comme on l’a dit, Kittel n’était pas donné (7 millions) mais il a rempli sa part du boulot et rapporte les 35 points de la victoire du Scheldeprijs, ce qui représente finalement le maximum qu’on pouvait espérer. Nacer Bouhanni était plus cher (9 millions), mais s’en tire pas trop mal avec un total de 41 points. Moins que l’année passée (63 points pour 5 millions), mais plus qu’en 2015 (30 points pour 8 millions). Un ratio semblable à celui de Fernando Gaviria qui rapporte 46 points pour le même prix que Bouhanni. Finalement, le meilleur coefficient parmi les purs sprinters, c’est Elia Viviani qui le possède. Il coûtait quatre fantamillions et en deux courses, il rapporte 45 points. Bon plan. Par contre, après lui, ça commence à être moins drôle. Groenewegen et Caleb Ewan limitent la casse avec respectivement 11 et 14 points, alors que les deux mauvais plans parmi les sprinters s’appellent Marck Cavendish (8 millions et 0 points) et André Greipel (7 millions pour un point). Parmi les autres déceptions n’ayant récolté aucun point, on peut aussi citer Daniel McLay, Juan-José Lobato, Danny Van Poppel ou Sam Bennet.

Après cette parenthèse, les choses sérieuses reprennent dimanche avec la dernière classique sur pavé, où tout le monde attend Tom Boonen, mais où un autre belge pourrait sortir discrètement son épingle du jeu…

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