Dwars door Vlaanderen consacre à nouveau Lampaert et Quick-Step!

Sous une pluie battante, Yves Lampaert a réussi un doublé historique au terme d'une course débridée,  qui aura tenu plus que ses promesses!

Au départ de ce Dwars door Vlaanderen,  on pouvait déjà pressentir qu'on aurait droit à une grande classique flamande, tellement les conditions météo typiques étaient au rendez-vous, avec  le froid, la pluie et le vent. 
 
Ceux qui venaient tourner les jambes en vue du Ronde doivent vite se rendre à l'évidence, il va falloir batailler pour être à l'avant! Les coureurs de grands tours qui sont venus tâter du pavé en prennent pour leur grade d'emblée et seul l'incroyable Valverde tient avec les meilleurs au delà de la mi-course. El Imbatido s'offrira même le luxe de placer une des attaques décisives du jour.
 
A la mi-course, après les abandons des premiers infortunés, comme le champion de Belgique, et 90 km avalés tambour-battant sans laisser de place à la moindre échappée, quelques coureurs tentent de sortir. Luke Rowe se rappelle au bon souvenir du peloton en arrivant à creuser un écart de 50". Au moment où il est repris,  les Quick-Step et les BMC s'unissent pour durcir encore un peu plus la course. Sous leur impulsion le peloton s'étire et explose en plusieurs morceaux. Van Aert qui a eu la mauvaise idée de percuter un signaleur quelques kilomètres plus tôt ne verra plus jamais l'avant de la course.
 
Ils ne sont déjà plus qu'une trentaine parmi les meilleurs et quelques coureurs tentent de s'extraire à 60 km de l'arrivée, dont Tony Martin qui réalise un gros numéro en lâchant 4 hommes à la pédale. Malheureusement pour lui, il tombe dans un virage et est rattrapé dans la foulée. La course de mouvement continue,  et après une attaque de Degenkolb tuée dans l'oeuf, un groupe de 11 part sous l'impulsion d'El Imbatido et Benoot. 
 
Benoot profite d'un berg, quelques kilomètres plus tard, pour jouer son va-tout! C'est couillu, généreux et tranchant!  Seul GVA parvient à prendre sa roue et on croit un instant que les deux hommes vont faire le trou.  Mais leur avance plafonne et un groupe de chasse, recomposé de 11 coureurs, s'entend pour maintenir l'écart sous les 15 secondes pendant plusieurs kilomètres.
 
Au moment où les deux Belges sont repris, à la sortie d'un secteur pavé,  ça temporise. Vanmarcke en profite et place une accélération. Il prend avec lui Mike Teunissen, Yves Lampaert, Mads Pedersen et Edvald Boassen Hagen. Un groupe costaud qui s'entend à merveille, pendant que derrière, ça se regarde. Benoot et GVA, qui ont déjà grillé quelques cartouches dans leur sortie infructueuse, semblent bien seuls pour mener la chasse, barrés par les équipiers de Lampaert et Pedersen. L'écart grimpe et oscille entre 30 et 50 secondes :  tout le monde a compris que le vainqueur se trouve dans le quintet de tête.
 
A la flamme rouge, les 5 meilleurs du jour commencent à se regarder. Tout le monde se dit que ça va finir au sprint, et regarde EBH, en théorie meilleur spécialiste de cet exercice. Mais après une telle course de mouvement, rien n'est écrit d'avance! Au moment crucial, Lampaert sort avec force et finesse du groupe et prend tout le monde de court! C'est déjà lui qui avait donné les plus gros relais dans l'échappée, il trouve encore les ressources pour remporter une superbe victoire sous les vivas d'une foule acquise toute entière à sa cause.
 
Yves Lampaert l'emporte donc devant Teunissen et Vanmarcke,  et réalise le premier doublé consécutif de l'histoire d'une course qui se sera déroulée sans le moindre temps mort et qui, une nouvelle fois, aura consacré le travail d'une équipe Quick-Step totalement maîtresse de son sujet. 

Commentaires

Je ne sais pas qui a pris

Je ne sais pas qui a pris Stybar dans sa team, mais à sa place, j'aurais les boules. Il est quasi un des plus forts à toutes les courses depuis le Nieuwsblad, mais il ne rapporte presque rien. Il fait gagner ses équipiers, c'est le roi des stoppeurs, c'est super, mais il mériterait qu'on fasse la même chose pour lui.