Comme une prise de pouvoir

Fernando Gaviria a remporté sa quatrième victoire sur ce Giro et se confirme le roi du sprint de la course rose 2017. Un sprint plus chaotique que les précédents, au cours duquel le Colombien a perdu la roue de son poisson pilote Maxi Richeze, mais s’est débrouillé tout seul pour s’imposer de manière autoritaire. Sam Bennet prend une énième place d’honneur, tout comme Jasper Stuyven. Par contre, André Greipel et Caleb Ewan terminent plus loin et peuvent finalement s’estimer heureux d’avoir eu droit à leur victoire d’étape, car le nouveau cannibale du sprint nous vient de Colombie et s’appelle Fernando Gaviria.

Le Giro des sprinters s’est donc terminé à Tortona. A partir de samedi, les montagnes arrivent et resteront au programme pendant une semaine. Le Giro se jouera dans les montagnes du Nord de la péninsule. Malheureusement sans Geraint Thomas qui n’a pas pris le départ en raison des séquelles de sa chute de dimanche dernier.

Au Fantagiro, le duo victorieux de jeudi s’offre un doublé relativement attendu. Furupu Ichiban et Touzeti montent en effet sur la plus haute marche du podium grâce à leur combinaison Gaviria-Dumoulin-Pinot-Quintana. Plus Team termine à nouveau deuxième alors que Ciao Bella prend la troisième place. La team Premio garde le fanta-maillot-rose et même si les écarts se sont un peu creusés, elle devra se battre pour le conserver dans les prochains jours.

Les bons plans du sprint

On a déjà mentionné les bons et mauvais plans parmi les grand noms venus sprinter sur le centième Giro. Mais la dernière étape pour les roues rapides nous permet de regarder un peu plus loin dans les classements pour voir quels étaient les sprinters low-cost qui en valaient la peine. Généralement, prendre un semi-sprinter de troisième catégorie qui ne coûte pas cher permet de miser sur une valeur sure qui ne rapportera peut-être pas de l’or, mais qui réussira à faire quelques top-15 et rapporter des points toujours bienvenus. Il faut dire que sur ce Giro, il n’y a pas vraiment eu de bonnes surprises. Parmi les sprinters low-costs, le meilleur plan était sans aucun doute le bon vieux Roberto Ferrari. Parti pour faire le poisson pilote de Sasha Modolo, Ferrari a finalement été le sprinter de référence chez UAE et récolte 241 points pour 7 fantamillions. Rüdiger Selig ne s’en sort pas trop mal non plus avec 156 points pour 8 millions. Parmi les sprinters à un million, un des seuls à ne pas complètement décevoir ses fantamanagers est Alexei Tsatsevic qui s’offre trois top-15 et rapporte 17 points. Il y a aussi Jan Tratnik de CCC qui rapporte 8 points, mais peut-on parler de bon plan?

Les mauvais plans du sprint

Parmi les sprinters low-cost qui ont donné beaucoup d’espoir aux fantamangers avant de les désillusionner, on retrouve évidemment Matteo Pelucchi qui est quand même un cas particulier. Lorsqu’on on regarde ses résultats sur des courses d’un jour ou d’une semaine, on ne comprend pas pourquoi il ne coûte que un million. Cette année, il avait quand même terminé deuxième au Trofeo Palma devant Bouhanni et Greipel. Par contre, dès qu’il s’élance dans un grand tour, les galères commencent et comme il y a douze mois, Pelucchi a terminé hors délai dans une étape sans grosses difficultés sans rapporter le moindre point. Ivan Savitsky de Gazpriom semblait également un bon plan, puisqu’il avait déjà fait quelques top-10 sur le Giro l’an dernier et avait fait des bons résultats au printemps. Mais lorsque ça va trop vite, les coureurs comme Savitsky ou Pelucchi ne réussissent tout simplement pas à suivre. Le Russe s’offre quand même une 14ème place lors du dernier sprint et si ces deux points ne vont pas changer grand chose, ils permettent au moins aux six fantamanagers de continuer à espérer prendre les points de bonus pour la fantaleague en prenant des points avec tous les neuf coureurs.

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