Omar Fraile fidèle au rendez-vous

L’espagnol Omar Fraile a remporté la onzième étape du Giro au terme d’une journée mouvementée et peu reposante pour tous les gladiateurs du peloton. Fraile s’impose devant Rui Costa et Pierre Rolland, alors que parmi les hommes du classement général, Andrey Amador, Tanel Kangert et Dario Cataldo reprennent un peu plus de 1’30 sur les autres leaders, tandis que Geraint Thomas et Steven Kruisjwijk concèdent 48 secondes aux autres favoris. Au Fantagiro, celui qu’on appellera désormais 1st Giro… remporte sa deuxième étape consécutive alors que Premio s’empare du fanta-maillot-rose.

L’étape entre Florence et Bagno di Romagna s’annonçait difficile, piégeuse et spectaculaire. L’étape a démarré sur les chapeaux de roues et la bagarre pour prendre la bonne échappée dans le premier col était intense. Les baroudeurs ne voulaient pas rater une des plus belles occasions qui se présentait à eux et quelques hommes se trouvant entre la 10ème et 30ème du général se sont visiblement dit qu’il y avait là une bonne occasion de remonter quelques places au classement. C’est ainsi qu’un groupe de 23 coureurs a finalement pris le large. On y comptait notamment Andrey Amador, Tanel Kangert, Dario Cataldo, Maxime Monfort, Laurens De Plus et Mikel Landa mais aussi les habituels baroudeurs comme Rui Costa, Omar Fraile, Igor Anton, Pierre Rolland, Giovanni Visconti, Ruben Plaza ou Matteo Montaguti. Le rythme d’enfer imposé dans le premier col a fortement réduit le nombre de coureurs du groupe maillot rose et Tom Dumoulin s’est vite retrouvé assez seul. On a craint le pire pour le Papillon de Maastricht et son équipe, mais finalement, après un regroupement par l’arrière, les Sunweb ont bien géré la course et confirmé que l’équipe qu’ils ont amené au Giro est bien plus solide que celle qui n’avait pas pu aider Dumoulin à remporter la Vuelta en 2015.

Après une longue tentative d’échappée de Mikel Landa et Omar Fraile, la course s’est finalement jouée dans la dernière montée, où Pierre Rolland et Omar Fraile ont faussé compagnie à leur camarade d’échappée avant d’être rejoint par Rui Costa dans la descente. On savait qu’Omar Fraile était un des meilleurs baroudeurs du peloton. On pouvait imaginer qu’il avait marqué la onzième étape dans son calendrier. On a été un peu surpris de le voir tenter l’attaque de loin avec Landa et surtout d’ensuite réussir à suivre Rolland et battre Rui Costa au sprint au terme d’une étape où il a quand même beaucoup donné. Bravo à Fraile et aux attaquants du jour qui d’une manière ou d’une autre auront obligé les leaders à dépenser pas mal d’énergies. Ce n’est pas un hasard si dans le dernier col, les timides attaques de Nibali et Pinot ont mis en difficulté Geraint Thomas et Steven Kruijswijk qui perdent finalement près d’une minute sur les autres leaders.

Les deux journées qui devraient sourire aux sprinters permettront aux favoris de souffler un peu avant la dernière ligne droite plus montagneuse que jamais.

Le bon plan du jour

«Omar Fraile à 6 millions, ça doit être un bon plan, surtout que Dimension Data n’a pas de leader pour le général et Fraile se jettera dans toutes les échappées pour lutter pour le maillot de meilleur grimpeur», ont dû (plus ou moins) se dire les 18 fantamanagers qui ont misé sur le double vainqueur du classement de la montagne de la Vuelta. Ils ont cependant dû douter un peu pendant la première semaine où Fraile a laissé son équipier Teklehaimanot jouer le rôle de baroudeur de service. Mais finalement, l’analyse était juste, puisque Fraile n’a pas manqué le premier vrai rendez-vous des baroudeurs. Avec la victoire d’étape et le prix du combatif en prime, il a déjà récolté 255 points et pourra se concentrer à 100% sur la lutte pour le maillot bleu dans la dernière semaine.

Le mauvais plan du tour

En remontant vers le Nord, les montées se feront de plus en plus difficiles et on doute que des coureurs qui ont souffert mercredi dans les Apennins puissent être à la fête dans les Alpes. Ce qui n’augure rien de bon pour l’ensemble de l’équipe Bardiani qui est complètement passée à côté d’une étape qui devait en théorie voir les boys de la Greenteam jouer les premiers rôles. Les Bardiani viennent au Giro pour entrer dans les échappées, lutter pour les points de la montagne et espérer une victoire d’étape. Mais mercredi, dans le premier col de la journée, il n’y avait aucun Bardiani dans le premier groupe des 23 attaquants ni dans le deuxième groupe du maillot rose composé d’une trentaine de coureurs. Pas de Simone Andreetta, ni de Giulio Ciccone, Vincenzo Albanese, Nicola Boem ou Mirco Maestri à l’avant de la course. Le premier Bardiani à franchir la ligne d’arrivée a été Enrico Barbin, 118ème à 21 minutes. Ceux qui avaient l’habitude de squatter la rubrique des bons plans du jour lors des tours d'Italie précédents ont pour l’instant uniquement rapporté 60 points grâce à la quatrième place de Simone Andreetta lors de la 6ème étape et le Giro qui avait très mal commencé avec le non départ pour dopage de Nicola Ruffoni et Stefano Pirazzi continue de la pire des manières. D’ailleurs, la réalité de l’équation « pris pour dopage = performances en baisse » est plutôt inquiétante.

Commentaires

C'est vraiment idfficile à

Portrait de El Diablo
C'est vraiment difficile à dire. C'est sûr que c'est une belle combinaison, mais il n'y a que 4 leaders. Il y a des équipes qui ont quatre leaders (peut-être pas encore aussi performant) plus un Gaviria, ou 5 leaders. Et les Battaglin et Fraile se retrouvent un peu partout. Ce Fantagiro est très indécis A mon avis, il y a des teams qui restent bien au chaud dans le peloton et qui risquent de tout donner dans la troisième semaine.

Comment j'ai pu louper ce

Comment j'ai pu louper ce Gaviria..?? Mon nouveau Hesjedal... Mais rien à faire... Il aurait fait 2 fois une deuxième place .. on en serait pas là... Mais au final il a cassé tout mon Giro... C'est tout à fait personnel évidemment. Sinon, ce Dumoulin est fort.. J'ai du mal à le voir dans un jour sans.. et perdre 4 min.. Mais j'y crois.. Et que tous ceux qui ce sont satisfaits d'avoir ce Gaviria se réfrène.. les choses sérieuses commencent enfin. Ceux qui ont l'armada montagneuse digne d'un col de Zakopane vont enfin se montrer. Le Blockhaus c'était l'apéro. D'ailleurs cette fantastique et majestueuse victoire de la Polska Team est une ode au courage .. et au cul bien sur d'avoir les deux autres qui se sont plantés avant l’ascension. Mais voilà... C'est enfin parti.. Laissons passer encore cette étape de plat pour rien.. Où le seul attrait de suivre cette étape soporifique est de voir Gaviria terminer à une misérable 6 ème place. Ce courreur surpayé, surcoté, surboosté.. et selon certains médias, qui a suivi des méthodes d'entrainements assez louches... Bref.. Au final.. Fier de ne pas l'avoir dans mon équipe. Bon allez, vivement que commence demain...

Tain, tu commentes pas

Tain, tu commentes pas souvent, mais quand tu commentes, on ne peut rester insensible à tes paroles.... Surpayé, surcôté, woaaaw, je ne me serai pas levé pour rien ce matin !!! " D'ailleurs cette fantastique et majestueuse victoire de la Polska Team est une ode au courage".... C'est sûr que de ton bureau à double écran, il a dû t'en falloir du courage pour terminer l'étape....

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