Viviani, et de une… !

Elia Viviani a remporté le premier sprint massif du Giro 2018 de manière imposante devant Jakub Mareczko et Sam Bennett. Le sprinter de Quick-Step avait la pression de l’ultra-favori, mais il n’a pas raté son coup et s’impose avec quelques longueurs d’avance au terme d’un beau sprint. Le seul a l’avoir inquiété est Jakub Mareczko, parti comme une fusée à 200 mètres de la ligne. Mais les qualités de pistard de Viviani lui ont permis de directement sauter dans sa roue pour ensuite le passer facilement.

La journée a également été caractérisée par un changement en tête au classement général. Avec deux seules secondes de retard au départ, les BMC de Rohan Dennis ont décidé de miser sur le deuxième sprint intermédiaire pour prendre les 3 secondes de bonification et le maillot rose par la même occasion. En 25 kilomètres, les BMC ont repris l’échappée matinale pour ensuite mener un train d’enfer jusqu’au sprint intermédiaire où ils ont déposé Rohan Dennis en première position, devant Viviani s’il vous plait. L’Australien est donc en rose grâce à un remarquable travail d’équipe. On notera aussi que Woet Poels et Ben Hermans ont perdu plusieurs secondes à cause de problèmes mécaniques dans les derniers kilomètres et sont les grand perdants du jour en ce qui concerne les prétendants au classement général.

Au Fantagiro, c’est la Team Kessiakoff qui s’impose avec son équipe de sprinters : Viviani, Mareczko, Bennet, Modolo, Bonifazio, Gibbons. La plus équilibrée Ipanema prend la deuxième place du jour et endosse par la même occasion le fantamillot rose. Avec Viviani, Dennis, Dumoulin et Gibbons, sans compter Guardini qui n’a pas marqué de points samedi, ce sera difficile de la déloger de là avant d’arriver en Sicile.

Le bon plan du jour

Il avait fait plusieurs top-10 dans les sprints du Giro de l’année dernière et avec un prix d’un fantamillion, Ryan Gibbons était une des solutions low-cost évidentes. Il n’a pas déçu en prenant la septième place lors du sprint de Tel Aviv. Il montre aussi une certaine progression puisqu’en 2017 il avait terminé 8ème du premier sprint. Gibbons ne risque pas de gagner une étape, mais semble avoir toutes les qualités nécessaires pour assurer une rentabilité minimale. S’il reste aussi constant, il est un sérieux candidat au prix du meilleur coefficient.

 

Le mauvais plan du tour

Dans un final assez confus, les deux seules équipes ayant réussi à rester un peu organisée sont les Bora de Sam Bennett et les Lotto NL de Danny Van Poppel. Le « fils de Jean-Paul » était d’ailleurs en assez bonne position à 400 mètres de l’arrivée, dans les roues d’un équipier. Mais lorsque le sprint est parti, Van Poppel est resté collé au goudron et s’est fait passé par tous les sprinters du Giro pour finalement terminer 15ème, derrière Vlacheslav Kutznetsov et devant Alex Dowsett. En partant du principe que Guardini est le seul jet-man à ne pas avoir fait le sprint, on peut dire que Van Poppel était le plus lent de tous les sprinters du Giro. Pas de très bonne augure pour les 16 fantateams qui ont misé sur Danny.

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