Comme un Boasson dans l’eau… !

Après avoir déjà flirté trois fois avec la victoire sur ce Tour de France, Little Eddy conclut en costaud et en solitaire la dernière étape promise aux baroudeurs. A 2 kilomètres de l’arrivée, accompagné du perspicace Niklas Arndt, il choisit de contourner un rond-point par la droite et de prendre par là-même un avantage décisif de 20 mètres. En véritable viking qu’il est, il se suffira de cette avance pour s'imposer méritoirement à Salon-de-Provence et savourer une victoire qui récompense sa régularité tout au long de ces trois semaines. Arndt termine deuxième devant le malheureux Jens Keukeleire qui ne peut régler que le sprint des battus.

Étape on ne peut plus de transition ce vendredi, l’occasion rêvée pour prendre pleine possession du canapé et de se réveiller juste à temps pour l’emballage final. Ce que n’a pas non plus manqué de faire le peloton, qui n’a jamais contesté cette journée de farniente, si ce n’est vaguement l’équipe SKY, qui s’est juste attelée à protéger son statut de meilleure formation. Il ne fallait en effet pas trop laisser de latitude à Jan Bakelants, présent dans l’échappée. Hormis cet anonyme fait d'arme, il ne s’est absolument et légitimement rien passé…. Quid des sprinters me direz-vous ? Là aussi, fatigue aidant, personne n’a voulu prendre la poursuite à son compte et les flèches ont préféré affûter leurs pointes en prévision des Champs-Elysées.
 
La principale préoccupation des cadors était de ne pas sombrer dans un sommeil trop profond et d’éviter tout risque de chute. Car il est clair que les esprits étaient déjà résolument tournés vers le décisif contre-la-montre de ce samedi. On ne va pas parler d’un suspense insoutenable, mais on se réjouit de cet ultime rendez-vous qui pourrait une dernière fois, on ne sait jamais, redistribuer les cartes. Froome va-t-il enfin remporter son premier succès et écraser toute forme de concurrence, Uran, démontrer qu’il a les armes pour lutter sur cet exercice si particulier ou encore Bardet, confirmer qu’il adore ce genre de défi de fin de grand Tour qui pourrait lui permettre de poser la cerise sur le gâteau ? Aru pourrait-il jouer un mauvais tour à ceux qui l’ont déjà enterré ou encore Tony Martin sortir de sa manche son atout principal qui lui a tellement fait défaut ces dernières semaines ? Marseille sera le théâtre de leurs exploits (ou pas…), la cité phocéenne regorge de surprises, espérons que le sang latin qui coule en ses veines puisse avoir un quelconque effet sur l’issue d’une Grande Boucle qui, sur papier, paraît inévitablement déjà jouée.
 
Au Fantatour, la victoire d’étape revient à Les Choupinets qui, grâce à EBH, De Gendt, Bakelants et Froome s'offre la bise des hôtesses par procuration. Au loin, Chasse Patate et Pius Team récoltent les places d’honneur et la satisfaction de voir leur abnégation récompensée. Au général, l’étau se resserre autour des trois mousquetaires qui ne manqueront pas de suivre les débats de cet après-midi avec la plus grande attention.
 
Le bon plan du jour
 
Edvald Boasson Hagen (40 Fantamillions) n'avait plus affolé les compteurs des Fantamanagers depuis un temps certain. Pour preuve, une seule Fantateam avait misé sur le sympathique norvégien, pourtant auteur d'un début de saison intéressant. Avec ses 656 Fantapoints, il réalise son plus joli score, lui qui avait remporté en 2013 deux victoires sur ce même Tour (440 Fantapoints). Époque lointaine s’il en est, car depuis son épopée SKY, il s’était montré particulièrement discret. Revenu à ce qui semble être son meilleur niveau, Eddie, à 30 ans, réalise un magnifique Tour de France et se voit donc fort justement récompensé après être passé par trois fois à un poil de la réussite ultime.
 
Le mauvais plan du jour !
 
Clin d’œil plus que mauvais plan, ce Tour marquait la fin d’une époque pour celui qui fut en son temps l’enfant chéri de la France et de Navarre. Thomas Voeckler (1 Fantamillion), que l’on adore détester, a su conquérir le cœur des français en l’an 2004 lorsqu’il porta le maillot jaune 10 jours durant ou ramena à Paris, en 2012, le maillot à pois au terme d’un Tour de France audacieux et plein de panache. Jamais avare de ses efforts, on n'attendait néanmoins pas monts et merveilles de ‘Tit Blanc. Quoique… Ses mimiques insupportables et son style inimitable manqueront en tout cas assurément aux 91 Fantamanagers qui espéraient pourtant voir cet icône du cyclisme hexagonal aller chercher ce petit point qui aurait conclu sa riche carrière de la plus symbolique des manières.
 

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