Quick-Step Floors et Trentin laminent les sprints!

 

Un peu à l'image d'un Robert Mahieu et ses salons, quand on parle de sprint, Patrick Lefèvere s'y engage. Ce n'est pas un secret de polichinelle, cette Vuelta cuvée 2017 n'a réservé aux flèches d'argent que très peu d'occasions de briller. La quatrième étape, dont l'arrivée se jouait à Tarragona, faisait partie de celles-là. Malgré un final tortueux, les hommes rapides du peloton se devaient donc de ne pas manquer leur chance ce mardi. Archi favori, Matteo Trentin n'a pas flanché et n'a laissé le soin à aucun autre de lever les bras au terme d'une étape qui n'aura valu que pour ses paysages et ses églises d'inspiration baroque… Juan José Lobato, un rien trop impétueux, termine deuxième et Tom Van Asbroek, troisième.

Le peloton entrait enfin de pied ferme en Espagne, mais le menu proposé aujourd'hui tenait plus à un timide tapas qu'à une gargantuesque paëlla. Après une première étape difficile qui avait vu les grimpeurs à l'honneur ce lundi dans la Principauté d'Andorre, cette quatrième joute ne recelait aucune difficulté majeure si ce n'est l’Alto de Belltall et ses 13 kilomètres de montée à 2.8%. La journée s'annonçait tranquille et comme de coutume, mais sans grand espoir, une échappée de quatre hommes prenait pourtant rapidement le large. Elle comptera sept minutes d'avance jusqu'à ce que la Sky et d'autres équipes se mettent quelque peu en branle. Le jeu des bonifications ne laissait en effet que peu de latitude à un Chris Froome bien décidé à conserver son maillot rouge de leader et à ne pas se faire piéger. Peu à peu, les équipes de sprinters prennent la poursuite à leur compte et réduisent fort logiquement l'écart qui les sépare des fuyards.

La tension monta d'un cran à l'approche de Tarragona et la préparation d'un sprint devenu inéluctable ne s'est pas faite sans mal. Victimes collatérales de cette guerre de nerfs, quelques coureurs, dont le malheureux Domenico Pozzovivo, tâtent méchamment du bitume. L'italien de poche se voit expulsé du top10 et pointe dorénavant à plus de quatre minutes au Général. Wilco Kelderman aura lui plus de chance et a pu compter sur ses équipiers pour le replacer juste à temps. On savait le dernier kilomètre houleux et la bagarre fut de fort belle facture. On croyait également Lobato bien lancé mais il était écrit qu'à ce jeu, l'équipe belge était celle qui, comme souvent sur les Grands Tours cette année, avait les meilleures cartes en main. Matteo Trentin, admirablement bien lancé, a su faire parler la poudre et s'imposer en costaud au terme d'un final parfaitement maitrisé. La cinquième étape sera d'une toute autre facture et verra les puncheurs se mettrent plus que certainement en évidence. Alors, faites vos jeux, cinquième podium en cinq jours de course pour l'insatiable Quick-Step ?

A la FantaVuelta, les lauriers du jour reviennent à Diabolik, qui fait partie des trois Fantateams à avoir décelé tout le potentiel du brillant Matteo Trentin. Avec Froome, Nibali et Chaves en sus, le patriarche d'une famille Solaro qui ne cesse de surprendre, se permet également le luxe de prendre la tête du Général. Our Frank et The King n'auront pas pu faire grand-chose mais savourent néanmoins cet instant céleste de gravir les marches d'un podium Fantacycliste. Pour Our Frank, l'honneur est double, puisqu'il occupe également cette position au Classement général, un chouïa devant Armstrong,The Truand.

 

Le bon plan du jour :

Pour le peu de sprints prévus à l'affiche de ce Tour d'Espagne, Matteo Trentin était relativement cher. Quoique, l'italien recèle en son arsenal d'autres armes dont il pourra probablement encore se servir avant l'arrivée à Madrid. Par contre, Lorenzo Manzin (1 Fantamillion) ne coûtait rien. A la dérive lundi et fort proche de vivre la même mésaventure que quatre de ses équipiers sur le dernier Tour de France, le natif de la Réunion a admirablement su se ressaisir. Sa septième place a d'ailleurs presque valeur de victoire pour les onze Fantateams persuadées du talent de ce jeune coureur de 23 ans mais dont la confiance était jusque-là un réel point faible. En partance pour la nouvelle équipe de Jérôme Pineau et libéré d'un Madiot fort perplexe quant à ses qualités, Lorenzo est peut-être enfin lancé sur la voie du succès. Enfin, c'est pas sûr non plus mais ça fait quand même plaisir !

 

Le mauvais plan du jour :

Dome Pozzovivo (38 Fantamillions) est vraiment ce qu'on peut appeler un chat noir. Détenteur d'un diplôme en économie, celui que l'on surnomme "Docteur Pozzovivo" dans le peloton est vraiment poursuivi par la guigne depuis sa cinquième place au Giro 2014. Certes, à 34 ans, il ne représente plus l'avenir du cyclisme transalpin mais son talent intrinsèque aurait dû lui offrir un palmarès bien plus redondant que celui qui est le sien. Plus souvent qu'à son tour gravement blessé, cette Vuelta lui offrait une nouvelle occasion de démontrer sa valeur. D'autant qu'avec un Romain Bardet en roue libre, ses perspectives de bien figurer étaient réelles. Il n'en sera malheureusement rien tant la malchance semble ne plus vouloir le quitter, au grand dam de 12 Fantateams dépitées. Dommage pour le sympathique grimpeur de poche, au moins, il saura comment se reconvertir.

Commentaires

Bein, espérons que la paella

Portrait de El Diablo
Bein, espérons que la paella gargantuesque, c'est pour aujourd'hui. En tous les cas, c'est pas Rafa Majka qui la mangera... avec ses problèmes d'estomac, il est définitivement hors jeu pour le général. J'espère juste qu'il ne va pas abandonner.

Par contre, abandon de

Portrait de El Diablo
Par contre, abandon de Degenkolb... quel mauvais plan. Si Trek a inséré Edward Theuns dans la liste à la dernière minute, c'était peut-être qu'ils savaient que Johnny était limite... Ca aurait dû nous mettre la puce à l'oreille.

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