King of the World !

Tout au bout de la souffrance, Ben King s'adjuge la très exigeante neuvième étape à La Covatilla et engrange donc son deuxième succès sur cette Vuelta. Chapeau bas pour l'américain qui ne nous a pourtant jamais habitué à tant de classe. Il a une nouvelle fois anticipé la grande bagarre au sein de l'échappée pour s'en aller cueillir un bouquet amplement mérité. Bauke Mollema, le Poulidor des temps modernes, termine une nouvelle fois deuxième tandis que le tenace Dylan Teuns finit troisième.

On se doutait que les baroudeurs avaient une belle chance de briller sur cette deuxième étape de montagne. Il n'a d'ailleurs guère fallu attendre longtemps pour voir un groupe de fuyards prendre les devants et se jouer une victoire que le peloton ne leur a jamais vraiment discutée. Les échappés ont pu, de fait, s'en donner à cœur joie et animer de bout en bout une étape qui n'a pas manqué de piment. Car, hormis cette lutte de tous les instants, les cadors ne sont néanmoins pas restés en reste. Les terribles pentes de La Covatilla les ont vu batailler ferme et, à ce jeu, le grand gagnant n'est autre que Simon Yates qui, pour une seconde, s'empare du maillot rouge au nez et à la barbe d'un Valverde un peu moins fringant que les jours précédents. Miguel Angel Lopez fut le premier à allumer la mèche, entrainant dans son sillon les hommes forts du jour dont Quintana, Kelderman, Uran et Ion Izagirre faisaient partie. Pour Kwiatko, comme on pouvait s'y attendre, le rêve semble s'être quelque peu éteint puisqu'il pointe désormais à la quinzième place du général à plus de deux minutes du maillot rouge. Dans une moindre mesure, le Tour d'Espagne est encore long, Buchmann, les deux Lotto-jumbo, Bennett et Kruiswijk, Aru ou encore De La Cruz sont eux les perdants de cette journée riche en rebondissements. Une nouvelle hiérarchie s'est donc installée, cette Vuelta 2018 est bel et bien lancée.

A la FantaVuelta aussi les choses commencent à prendre une nouvelle tournure. Forts d'un Ben King en état de grâce, trois hommes se partagent les lauriers. Olympique Pastaga s'adjuge l'étape devant celui, qu'autrefois, on avait coutume de nommer l'ogre de Zakopane, Polska Team2 et Saganation. Au général, les leaders marquent le pas mais conservent quelques précieux points pour résister à la meute de Fantateams avides de revenir enfin dans la course. Place au repos ce lundi, nuls doutes que la prochaine semaine risque d'être plus qu'animée.

Le bon Plan

Ben King et Tony Gallopin méritent assurément de se trouver une nouvelle fois dans cette rubrique. Mais, un autre homme, tapi dans l'ombre, pourrait nous réserver une surprise de taille. Au départ de cette Vuelta, Nibali faisait forcément figure de leader à la Barhein. Malgré un état de forme en demi-teinte, le Squale faisait les manchettes de tous les quotidiens sportifs. C'était sans compter sur Ion Izagirre (32 Fantamillions), auteur d'une saison en tous points remarquable, et qui, sur ce Tour d'Espagne, semble dans une forme que nul ne peut lui contester. Huit Fantateams ont senti le vent du désert tourner et se sont dit que l'actuel cinquième du général pourrait bien être la sensation de cette édition 2018. Le cadet de la fratrie n'a pas pour habitude de faire de vagues mais son indéniable talent pourrait le mener bien plus haut que ce que beaucoup auraient pu imaginer. A suivre…

Le mauvais plan

Tibopino (38 Fantamillions) se présentait au départ de ce Tour d'Espagne serein et l'âme en paix. Sa déconvenue du Giro paraissait digérée et le franc-comtois s'alignait décontracté et en quête d'un plaisir qu'il avait hâte de retrouver. Le général dans un tout petit coin de sa tête mais surtout cette envie de bien faire et une pression bien moindre sur les épaules annonciatrice de belles envolées. Après une semaine de course et à moins d'un revirement total de situation, ce ne sera pas encore pour cette fois…! A la peine et jamais vraiment dans le coup, Pinot n'est malheureusement pas à l'image de celui qu'attendaient les 52 Fantateams à avoir misé sur lui. Rien n'est encore définitivement acté mais le français a tout intérêt à profiter de ce jour de repos pour se refaire la cerise sous peine de revivre un scénario indigne des qualités qu'on lui connait.

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