Place à la jeunesse, place à la folie!

Tadej Pogacar a remporté la 9ème étape de la Vuelta. Une étape reine complètement folle qui voit Nario Quintana endosser à nouveau le maillot rouge. Ce grand rendez-vous des Pyrénées a notamment été marqué par une importante échappée matinale avec des hommes bien placés au général comme Kelderman, Latour, Nieve ou Higuita. L’étape a également été marquée par le panache et la malchance de Miguel Angel Lopez, parti dans la troisième montée du jour pour faire un grand numéro, notamment grâce à l’aide de Gorka Izaguirre et Jakob Fuglsang, idéalement placés à l’avant pour soutenir l’attaque de Superaman. Mais sous un déluge de grêle, Lopez a chuté dans le chemin de terre précédant la dernière montée et a finalement été le grand perdant du jour, puisqu’il concède 43 secondes à Quintana, 17 secondes à Roglic et 13 à Valverde. L’étape a également été marquée par un nouveau choix tactique discutable des Movistar : alors que Marc Soler, dernier rescapé parmi les fuyards, semblait s’envoler vers la victoire d’étape, il a reçu l’ordre d’attendre Quintana qui avait attaqué avec Pogacar. Visiblement irrité, Soler a exécuté les ordres, sauf que Pogacar a lâché Quintana avant même qu’ils rejoignent l’homme de tête, pour s’envoler vers la victoire en solitaire. Les Movistar peuvent évidemment se justifier par la prise du maillot rouge par Quintana. Un maillot rouge qu’il faudra défendre lors du contre-la-montre de mardi, car même s’il a été attaqué dans tous les sens, Primoz Roglic a bien résisté et est parfaitement placé avant  de se lancer dans son exercice de prédilection après le jour de repos.

A la Fantavuelta, c’est la team Les Braqueurs qui l’emporte grâce à un beau quatuor formé de Pogacar, Quintana, Roglic et Lopez, mais Hala Madrid #2 reste en tête du général.

Le bon plan du jour

Tadej Pogacar est clairement entré dans la cour des grands ce dimanche. Parmi les nombreux jeunes et possibles outsiders présents au départ de cette Vuelta, le plus jeune de tous est celui qui a réussi à presque s’insérer dans la lutte entre grands favoris. Intelligent, le Slovène a laissé les Movistar, Astana et Jumbo s’attaquer entre eux, en s’accrochant lorsque c’était dur et en attaquant lorsque c’était possible. Après  cette belle victoire, il occupe la cinquième place du général et qui sait si lors du contre-le-montre de mardi il ne pourrait pas encore grappiller une ou deux positions. En tous les cas, à 21 ans, Pogacar confirme que l’année 2019 aura été marquée par l’arrivée au haut niveau d’une génération qui va probablement tout rafler dans les prochaines années. On notera aussi que 74 fantamanagers sont récompensés par leur choix d’avoir malgré tout misé sur le coureur le plus jeune du peloton.

 

Le mauvais plan du jour

Si lors des premières étapes, on avait presque retrouvé le Fabio Aru de la période 2014-2017, dimanche, on a retrouvé le Fabio Aru de 2018… Lâché dans le Col de la Gallina, Aru a finalement terminé l’étape dans le gruppetto, à 32 minutes du vainqueur. Les espoirs d’obtenir un top-10 au général se sont envolés en Andorre, même si les nombreux fantamanagers tentés par son prix abordable, peuvent encore espérer que ce jour-sans permettra à Aru de se lancer dans les échappées et viser une victoire d’étape en deuxième et troisième semaine. Pour cela, il faudra par contre retrouver du moins en partie le Fabio Aru d’avant 2018…

Commentaires

J'aurais aimé être à l’hôtel

Portrait de patxi
J'aurais aimé être à l’hôtel des movistar hier, l'ambiance devait être bonne... 3 gars d'une même équipe qui roulent les uns derrière les autres j'ai rarement (voir jamais?) vu ça. Dommage pour Lopez c'est un vrai beau coureur offensif mais il a toujours un truc qui cloche (chute, crevaison ou il se fait pousser par un spectateur). Quant à Pogacar franchement chapeau quel talent!