podium

Raccourcie de 189 à 120 kilomètres en raison des fortes chaleurs qui font rage en Espagne, cette quinzième étape a vu la victoire à Cordoba se jouer entre cinq coursiers qui  n’ont pas hésité à crânement tenté leur chance malgré les 41 degrés ambiants. Dés les premiers kilomètres, onze coureurs avaient pourtant très vite pris les devants mais sans pour autant que l’équipe Visma ne leur laisse néanmoins trop d’avance. 

Mais tout a basculé dans le Puerto Arafi, ultime ascension du jour, moment choisi par Ramses Debruyne pour rejoindre Andreas Leknessund, le dernier rescapé de l’échappée dominicale. Moment également choisi par Wout Van Aert et Alessandro Romele pour fausser compagnie au peloton et rattraper en tête de course les deux téméraires fuyards. L’explosif Thibau Nijs s’associera très vite à ce quatuor parti, dès lors, se jouer la victoire d’étape. S’en est suivi une guerre psychologique et une intense bataille tactique finalement remportée de main de maître par L’aigle de Herentals. Romele échoue dans la roue de Woutje tandis que Nijs, qui a pourtant joué sa carte à fond, fait trois.

À la FantaVuelta, miguel indurain fait coup double en remportant l’étape et en confortent sa première place au Général.

Le Bon Plan du jour

WVA est bien entendu le super bon plan du jour mais s’il y en a un qui mérite également ce titre honorifique, c’est bien Ramses Debruyne. Certes, l’autre belge n’est que quatrième à l’arrivée et n’a engrangé que 167 points dans sa musette depuis le départ de Monaco. Mais après avoir marqué les Classiques de Printemps de son empreinte, il faut reconnaître que le coureur de 24 ans pose également sa patte sur cette Vuelta. Grand animateur de ces deux premières semaines de course, il ne lui manque vraiment plus qu’un succès pour que la fête soit totale.

Le Mauvais Plan du Jour

Sprinter polyvalent et chasseur d’étapes capable de briller sur des arrivées difficiles, Orluis Aular n’est guère à la fête sur ce Tour d’Espagne. Bon, on n’attendait pas non plus monts et merveilles de la part du coureur vénézuélien mais avec le nombre d’étapes taillées à  sa mesure sur cette Vuelta, on était probablement en droit d’attendre un peu mieux que ses bien pauvres huitième, neuvième et dixième places comme résultats significatifs. D’autant que son Giro n’avait pas vraiment été de meilleure facture. Aular avait donc un bon coup  à jouer mais bon, ce n’est pas tous les jours non plus qu’un coureur,  qui plus est leader, de la Movistar est en tête d’un Grand Tour et que par la force des choses, il lui faut une garde rapprochée de tous les instants. Ceci aurait pu ne pas empêcher cela, mais, en définitive, voilà… !