La dernière étape de la Vuelta a été remportée de manière surprenante par le déçu de la veille, Tobias Halland Johannessen, qui a battu au sprint les deux grandes révélations de ce Tour d’Espagne, Alessandro Romele et Ramses Debruyne. Ces trois grands animateurs de la Vuelta 2026 n’étaient clairement pas là par hasard et ont réussi à déjouer les plans de la paire Van Aert-Brennan pour qui le circuit de Granade-Montmartre était un poil trop difficile. Enric Mas ne s’en est pas trop préoccupé et a savouré son sacre sur son tour national et son maillot rouge historique.
Un maillot rouge que le grand Miguel Indurain n’a jamais réussi à endosser, contrairement à son avatar du jeu de la Fantavuelta qui remporte le concours après l’avoir dominé en long et en large, tout en ayant quelques frissons sur la fin.
Après l’abandon de Tadej Pogacar, on imaginait que la victoire de la Fantavuelta allait revenir à une team qui avait pris Primoz Roglic comme remplaçant. Mais même sans ce fait marquant de la course, il faut admettre que Miguel Indurain avait une team solide qui auraient été tout aussi compétitive pour jouer la gagne si le Roi Pogi avait poursuivi son parcours jusqu’au bout. Pogacar/Roglic, Mas, Gall, Onley, ça fait quatre coureurs dans le top-5 du général ; Van Aert qui frôle les 2000 points et score donc plus que la plupart des leaders ; et des coureurs à bas prix qui feront finalement la différence : Eddie Dunbar (253 points pour 4 millions), Jarno Widar (251 points pour 6 millions), Thibau Nys (163 points pour 2 millions) et Mario Aparicio (22 points pour 2 millions). Mis à part pour Aparicio, on pouvait difficilement faire mieux, car au-delà d’un score de 12.282 points, Miguel Indurain rafle tous les bonus : 9 scorers, 4 vainqueurs (merci Eddy, pas Breckx, mais Dunbar), le coureur au meilleur coefficient (Mas). Une vraie razzia qui permet à Gudule de remporter son premier grand tour, après sa belle victoire à la Fantacup en 2025 et au SuperClassics de 2020.
Et pourtant, la victoire a été acquise avec un peu de sueur, car le dauphin de Miguelón, Pius Team, n’a pas lâché l’affaire et lui a donné du fil à retordre jusqu’au bout. Parce que la victoire de Mikel Landa dans l’étape reine de samedi avait permis à l’équipe de Pius35 de sérieusement se rapprocher à la tête du classement. La Pius Team avait six coureurs en commun avec Miguel Indurain, mais avait opté pour Landa et Renard-Haquin au lieu de Dunbar, Nys et Aparicio (à noter que la team était formée de 8 coureurs, car le neuvième choix n’avait finalement pas pris le départ de la course). La victoire légendaire de Landa n’aura pas suffi et il est probable que Pius35 aurait préféré que le Basque s’accroche au classement général pour s’offrir un petit top-10 anonyme plutôt que de miser sur une seule victoire journalière, aussi légendaire qu’elle soit. Un exemple parfait du paradoxe du landismo…
L’équipe TAPAS-EN-BAL ? réalise un beau sprint final pour grimper sur la troisième marche du podium avec un dernier coup de rein qui lui permet de devance la team Julie et Edgar au MacDo de 39 points. C’est la formation du haut du classement qui a le plus été pénalisée par l’abandon de Pogacar, puisque MAMI13009 avait opté pour la combinaison Pogacar-Mas-Roglic-Gall-Van Aert dès le départ, avec Oscar Onley comme remplaçant. L’idée était excellente, sauf que le choix des coureurs low-costs pour compléter l’équipe était catastrophique : James Shaw, Manu Buchman, Lennard Kamna et Nick Schultz n’ont tout simplement remporté aucun point… Pour le même prix, Tronchon, Nys et n’importe quel baroudeur combatif espagnol auraient suffi pour l’emporter. Dur dur, mais MAMY13009 sait où il faut travailler pour être plus performant dans le futur.
Enfin, notons que Randy Savage remporte le concours du Prono du Jour, malgré un prono sur Wout Van Aert lors de la dernière étape. Un prono-sécurité qui n’a pas été exploitée par ses poursuivants qui ont pour la plupart fait le même pronostique pour garder leur position plutôt que prendre des risques. Il est vrai qu’il fallait avoir le nez très et une sacrée dose de courage pour miser sur Tobias Johannessen… Randy a essentiellement construit sa victoire en misant correctement sur Brennan et Van Aert, sans prendre trop de risques dans les autres étapes. Des étapes de montagne où la tactique était simple : on mise sur Pogacar d’abord et puis sur Enric Mas, lorsque le Slovène n’était plus là. 9a n’a pas spécialement bien fonctionné, mais c’était bizarrement suffisant. Car, faute d’adversaire à la hauteur, cette approche défensive a suffi pour l’emporter assez facilement. Pour le panache, on repassera, mais les vainqueurs ont toujours raison et bravo à Randy pour ce nouveau titre !
Même si la Vuelta est terminée, que les feuilles commencent à tomber et que les journées deviennent de plus en plus courtes, la saison n’est pas terminée, avec les pronos d’automne qui entrent dans leur phase la plus intense et le FantaMundial qui sera lancé dans le prochain jours. A très bientôt pour de nouvelles aventures fantacyclistes.


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Mon premier est au cœur d…