Caleb décoche sa première flèche

Les bookmakers ne s’étaient pas trompés, la huitième étape du Giro s’est bien disputée sprint et c’est Caleb Ewan qui cette fois a remporté la mise en devançant Elia Viviani et Pascal Ackermann. Pas de changement au classement général avant le premier grand test du contre-la-montre de dimanche. Au Fantagiro, c’est Terrengganu Cycling Team qui remporte l’étape du jour avec sa brochette de jet-men, alors qu’au général, c’est la team France2 qui prend la tête.

 

Le bon plan du jour

Si Ackermann reste le sprinter le plus prolifique du Fantagiro, la rentabilité de Caleb Ewan est montée en flèche grâce à sa victoire à Pesaro. L’Australien était le jet-man de premier plan le moins cher, mais sur papier, peut-être aussi le moins fiable. Mais Caleb n’a raté qu’un seul sprint jusqu’à maintenant et avec sa victoire de samedi, son pactole s’élève à présent à 451 points. Il était probablement la meilleur solution pour caser un sprinter rentable dans une équipe avec les grands leaders du général

 

La surprise du jour

Prendre un poisson-pilote low-cost est un pari classique dans le jeu du fantacyclisme. Il faut dire qu’il ne fonctionne que rarement, mais sur ce Giro, force est de constater que cette tactique en valait la peine. A Pesaro, Fabio Sabatini (1 million) récolte 60 points grâce à sa cinquième place, alors que Rüdiger Selig obtient son troisième classement dans les 15. Le poisson pilote d’Ackermann coûtait 9 fantamillions, il est donc difficile de parler de bon plan, mais pour le dernier homme de Viviani, c’est carrément banco. Evidemment, le virage à 200 mètres de l’arrivée a favorisé les hommes se trouvant en tête pour tirer leur leaders, ce qui constitue un bel enseignement : la prochaine fois, avant de choisir les coureurs à un million, il faudra analyser le parcours jusque dans le moindre détail...

 

Le mauvais plan du jour

Parmi les sprinters de seconde zone, il y en a un qu’on n’a encore pas vu et qui aurait pu bénéficier du parcours sélectif de l’étape de samedi pour enfin montrer le bout de son nez. Mais Juan-Jose Lobato a raté une nouvelle occasion en se faisant lâcher dans les derniers kilomètres pour terminer à plus de 5 minutes du vainqueur. Comme tous ses équipiers chez Nippo Fantini , l’espagnol semble simplement trop court pour se mêler à la lutte dans les courses de très haut niveau.

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