Les aventures d'Ulyssi, épisode huit!

Diego Ulissi s’impose en bon puncheur qu'il est à Monselice et remporte son deuxième succès sur ce Giro et le huitième sur ces mêmes routes italiennes. Plus que jamais dans le coup, Joao Almeida termine dans sa roue et conforte toujours un peu plus son maillot rose, juste devant le surprenant Patrick Konrad à qui il n’a pas manqué grand-chose pour aller chercher sa première grande victoire professionnelle.

Les sept échappés du jour ne se sont pas longtemps bercés de douces illusions tant le peloton et la Bora de Sagan ne leur ont jamais laissé beaucoup plus que trois minutes de champ libre. Qui plus est, avant le chrono de demain et la haute montagne dimanche, les gros bras ne voulaient pas laisser passer l’occasion de s’expliquer entre eux. Les deux bosses finales feront la sélection pour ne laisser qu’un petit groupe de vingt, dont tous les favoris, se disputer la victoire. Une fin d’étape animée par le travail de sape des équipiers d’Almeida et qui privera Sagan d’un incroyable retour du diable vauvert.

Frigo Boys s’offre également une deuxième victoire d’étape et attend, avec grande impatience, de placer sa banderille et venir chambouler le top5. Pas de fringale pour l’ogre de Woluwe, pour l’instant, il se régale !

Le bon plan

En cinq années, Patrick Konrad n’a jamais vraiment défrayé les chroniques et, ses 360 points et sa septième place au général en 2018 sur le même Tour d’Italie, reste le moment fort de sa carrière fantacyclique. Après une deuxième place lors de la cinquième étape, il échoue vraiment de très peu aujourd’hui mais se pose de plus en plus comme un sérieux outsider sur ce Giro on ne peut plus ouvert. Sixième du Général, il marque de jolis points et permet à 25 Fantateams de rêver d’une destinée encore plus heureuse.

Le mauvais plan

Les quatre valeureux poursuivants qui n’ont pu, au terme d’un joli mano à mano avec le groupe de tête, rejoindre les avant-postes et sprinter pour la gagne. Sagan, Swift, Ballerini et Degengt, logiquement décrochés dans la dernière bosse, ont pourtant poussé le braquet au maximum, se sont rapprochés à un jet de pierre de la tête de course mais n’ont, malheureusement, pas vu leurs efforts récompensés. Le spectacle était beau, l’intensité et le suspense ont tenu le spectateur en haleine, seule la fin était assurément un peu triste.

La question du jour

Le week-end s’annonce assez sympathique avec un contre-la-montre vallonné de 34 kilomètres et le retour de la moyenne montagne avec l’arrivée au sommet de Piancavallo. Les favoris doivent et vont bouger, d’autant que ces deux prochaines journées sont peut-être les dernières… Impérial, Joao Almeida peut-il sortir de ce week-end de tous les dangers encore et toujours drapé de rose ?