Jonas Vingegaard a remporté la 14ème étape du Giro en s’imposant en solitaire sur l’arrivée de la Pila. Le Danois avait tout prévu et le plan s’est déroulé sans accrocs. Pas de chance pour l’échappée qui comptait pourtant des vieux briscards comme Ciccone, Mas, Rubio, Vlasov, Hirt ou Poels, les Visma-Lease a Bike en ont décidé autrement, et les derniers fuyards ont été repris à 5 kilomètres de l’arrivée, peu avant que Le Fisherman King ne place son attaque. Froid et méthodique, Vingo est allé chercher son troisième bouquet et le maillot rose en prime. Comme prévu.
Felix Gall reste le meilleur grimpeur derrière le Danois, alors que le duo de la RedBull Bora, Hindley-Pellizzari, fait la bonne opération du jour, tout comme Davide Piganzoli qui se place entre les deux équipiers et intègre le top-10 du général. Thymen Arenman limite la casse à sa manière, tout comme Alfonso Eulalio qui perd son maillot rose mais reste deuxième du général, alors que Derek Gee et surtout Ben O’Connor sont les grands perdants du jour.
Au FantaGiro, les grosses cylindrées étalent à la fête, avec une victoire de Miguel Indurain qui fait légèrement mieux que les autres équipes au quatuor Vingegaard-Gall-Hindley-Pellizzari puisqu’il peut aussi compter sur le bon plan Jardi Van der Lee, deuxième du classement de la montagne.
Le bon plan du jour
Lorsque Giulio Pellizzari trainait en queue de groupe au début de la dernière ascension, les 143 fantamanagers qui avaient dépensé 47 millions pour le jeune espoir italien ont pensé que ce foutu virus qui l’avait frappé il y a une semaine n’était toujours pas parti. Que leurs rêves de gloire allaient s’envoler bientôt, en même temps que le calvaire de l’Italien. Le craquage tant attendu tardait à arriver, mais quand Pellizzari perdait les dernières roues du groupe au moment où son rival éternel Davide Piganzoli accélérait la cadence, on pensait qu’il allait bien galérer pendant les cinq derniers kilomètres. Mais pendant qu’on se focalisait sur Vingegaard, Gall et Arensman, le bon Giulio est revenu du diable vauvert pour travailler pour Hindley, distancer Arensman et revenir partiellement sur Felix Gall. Au lieu de sombrer, il remonte à la sixième place du classement général et s’il retrouve les jambes du début de Giro, il pourrait bien être l’homme de la troisième semaine.
Le mauvais plan du tour
Malgré un panache qui mérite tous les éloges, malgré une combativité sans failles, malgré une persévérance hors norme, la roue ne tourne pas dans le bon sens pour Giulio Ciccone. Lorsque l’échappée a le feu vert, on ne le laisse partir. Lorsqu’il est devant, ça coïncide avec les étapes que Vingegaard a coché. Malgré des efforts répétés, Ciccone n’a pas récolté grand-chose depuis le départ en Bulgarie. 396 points pour 37 fantamillions, ce n’est pas rien, mais pour le même prix, il pouvait être proche de la barre des 1000 points. Ce n’est pas fini et nul doute qu’il tentera encore sa chance, avec le maillot du meilleur grimpeur qui pourrait devenir un lot de consolation. Enfin, si Vingegaard le permet…
La question du jour
Milan à Milan?


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Et non! Milan a été mi-lent…