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Tadej Pogacar a remporté les Strade Bianche pour la quatrième fois au terme d’un nouvel exploit en solitaire. Nouvelle saison, nouveau départ, nouvel exploit. Rien n’a changé… enfin si, cette fois il y avait Paul Seixas! Voici le bulletin des Strade Bianche. 

10 - Tadej Pogacar

Le Roi reste sur son trône. A sa manière. Profite bien Tadej, ça ne va pas durer… On notera que pendant l’intersaison, il a surtout travaillé les interviews d’après course. Chaque équipier cité personnellement par son prénom dans les remerciements protocolaires. Rien à dire, 10 sur 10. 

 

10 - Paul Seixas

On ne peut pas dire que le gamin n’avait pas la pression avant cette première confrontation avec Pogi en 2026. Les « est-ce que Seixas peut suivre Pogacar » fusaient dans tous les sens de manière un peu exagérée. Mais maintenant on a la réponse: il peut presque suivre Pogi et pendant quelques minutes, lorsque Seixas s’est accroché à au Roi dans le secteur du Monte Sante Marie, on a cru assister au plus grand exploit de ces dernières années. Le fait qu’il termine deuxième les doigts dans le nez est presque anecdotique. 

 

9 - Melo Team

Avec 5 coureurs dans les 6 premières places, plus Van Aert et Healy en bonus, la Melo Team remporte la fantacourse des Strade Bianche avec un score monstre de 2290 points. On en connaît un qui a passé une bonne journée devant sa télé…

 

8,5 - Ian Christen

Clairement, sa lecture tactique de la course et sa gestion de l’effort ne méritent pas la moyenne. Mais le voir faire n’importe quoi avec des attaques inutiles qui doivent rendre fou ses adversaires, c’est du pur spectacle. Christen, l’homme qui ne sait pas rester dans les roues. On adore…

 

8 - Romain Grégoire

Une quatrième place au terme d’une prestation XXL du Français qui confirme qu’il est tout simplement un des meilleurs puncheurs du peloton. Son programme prévoit Milan-Sanremo, l’E3, Dwaars door Vlaanderen et le Tour des Flandres avant les Ardennaises. C’est un peu chargé mais s’il réussit à garder cette forme-là, c’est le jack pot pour les 67 fantateams qui ont misé sur lui. 

 

8 - Gianni Vermeersch 

Si on suit la course de Gianni Vermeersch, sa cinquième place finale a quelque chose de miraculeux. Il entame le secteur décisif du Monte Sante Marie en dernière position du peloton, ensuite, il a à chaque fois un coup de retard dans les différentes contre-attaques qui permettent de revenir sur le premier groupe des poursuivants, mais il réussit toujours à rentrer, seul. Un excellent résultat pour celui qui sera probablement le leader de l’équipe Redbull sur les flandriennes. 

 

7,5 - Tom Pidcock 

Un peu malchanceux avec deux sauts de chaine lors des accélérations de Pogacar, Tom Pidcock a montré qu’il avait de très bonnes jambes et a fait ce qu’il pouvait pour honorer la course. Cela dit, après les problèmes vestimentaires au Nieuwsblad, les problèmes mécaniques aux Strade Bianche. Y aurait-il un problème logistico-organisationnel chez Pinarello-Q36.5?

 

7 - Matteo Jorgenson 

Toujours présent aux rendez-vous et toujours généreux dans l’effort. Dommage qu’il n’a aucun punch pour viser les belles places d’honneur. 

 

7 - Isaac Del Toro

On voulait lui mettre un 6, car se faire lâcher par Seixas dans la Via Santa Catarina alors qu’il n’a pas pris un relais pendant 80 bornes, c’est un peu la loose. Mais on a eu un doute: et si il lui a laissé la deuxième place en grand prince, parce que c’est juste que ce soit ainsi ? Un 7 dans le doute. 

 

7 - Andreas Kron

Après deux saisons malchanceuses, le Danois semble retrouver une certaine stabilité et des résultats encourageants, comme sa 9ème place à Sienne. Pourvu que ça dure…

 

7 - Jordan Labrosse, Paul Lapeira, Clément Braz-Alfonso

Des équipiers qui terminent dans les points après une course de costauds. Chapeau !

 

6 - Wout Van Aert

Une dixième place ne peut pas contenter un champion comme Van Aert, mais être le premier des non grimpeurs à l’arrivée, c’est plutôt de bon augure pour la suite. 

 

5 - Ben Healy

Il rate tous les bons coups et passe sa journée à courir derrières ses adversaires plus malins que lui, pour finalement terminer 12ème alors qu’il semblait avoir de bonnes jambes. 

 

4,5 - Julian Alaphilippe

Loulou a l’expérience nécessaire pour être bien placé au moment décisif de la course, au début du Monte Sante Marie. Mais il recule inexorablement vers l’arrière pour terminer à une vingtième place un peu tristounette.

 

4 - Matej Mohoric, Axel Laurance, Richard Carapaz, Valentin Madouas

Des coureurs qui pouvaient viser un top-15 mais qui terminent très loin et rentrent à la maison complètement bredouille. Pour certains d’entre eux, ce n’est pas la première fois. Inquiétant.

 

3 - Giulio Pellizzari

Il est censé faire partie de la génération qui dominera le cyclisme dans les prochaines années, mais alors que Seixas et Del Toro brillent sur les routes blanches, Pellizzari est mal placé lorsque les UAE accélèrent, il se met dans le rouge pour revenir et explose complètement. Au moins il a le mérite de l’admettre et de promettre qu’il apprendra la leçon. 

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