Tadej Pogacar a lavé l’affront de sa défaite face à Jonas Vingegaard à Le Lioran en 2024 et a une nouvelle fois consolider son avance au classement général. Mais la vraie course, celle qui nous passionnera pendant les 10 prochains jours, celle pour les deux autres places sur le podium, s’est déroulée derrière le maillot jaune. Avec un Remco Evenepoel à la limite du craquage mais qui prend finalement la deuxième place et quelques secondes sur ses rivaux, avec un Paul Seixas toujours aussi serein, un Limpowitz prêt à prendre la leadership chez Redbull-Bora, avec un duo Lidl-Trek inséparablement présent, un Jonas Vingegaard qui a pris ses responsabilités, mais qui perd finalement un peu de temps, et avec un Isaac Del Toro qui est a mal digéré le jour de repos et qui est le grand perdant du jour, perdant un peu moins d’une minute et reculant de la 3ème à la 7ème place du général.
Au Fantatour, la mauvaise journée de Del Toro et les changements au classement général ont permis à d’autres équipes de se mettre en avant. Notamment celles ayant misé sur Evenepoel et Seixas, comme les teams Bofana Bofana et Roudoudou qui remportent la fanta-étape du jour ex-aequo avec le beau score de 710 points. Grace à Ayuso, Hammurabi reprend la tête du général, mais le classement reste serré, le peloton ne laisse partir personne…
Le bon plan du jour
Malgré un talent indéniable, cela faisait quelques temps que Juan Ayuso n’avait pas été rentable fantacyclistiquement parlant. Peu fiable et jamais au niveau des meilleurs, l’Espagnol comptait bien sur son transfert chez Lidl-Trek pour relancer sa carrière et ajouter quelques lignes à son palmarès. Si son début de saison irrégulier et marqué par quelques coups de malchance n’indiquait pas un changement de cap radical, 96 fantateams n’avaient pas hésité à miser sur lui pour un prix assez raisonnable de 31 millions. Pour l’instant, bien escorté par son ombre danoise Skjelmose, Ayuso effectue un parcours sans fautes, qui le place en quatrième position au général avec le maillot blanc sur les épaules. Si l’ombre du craquage plane encore sur lui tel un vautour, il a déjà rapporté 522 points et pourrait être le coureur décisif dans la lutte au fantamaillot jaune.
Le mauvais plan du tour
L’étape de mardi rendue difficile par le forcing des UAE, a montré les réels rapports de force entre les leaders du général déjà entrevus dans l’étape du Tourmalet. Que ce soit pour les places dans le top-10 ou celles juste après, avec un troisième rideau formée par les Piganzoli, Van Wilder, Tobias Halland Johannessen, Jordan Jegat ou Bernal. Et il faut bien admettre que deux potentiels outsiders ne font définitivement plus partie de cette catégorie des « leaders » du général et auront toutes difficultés du monde à satisfaire les fantamanagers qui ont dépensé des sommes importantes pour eux: Thymen Arensman et Matteo Jorgenson. Les deux rouleurs-grimpeurs semblent très loin d’une condition qui leur a permis, dans le passé, de réellement peser sur la course. A Le Lioran, ils terminent ensemble à plus de 12 minutes de Pogacar et si Arensman peut encore espérer se refaire dans les montagnes comme l’an dernier, cela semble plus difficile pour Jorgenson que les UAE ne laissent jamais partir dans les coups matinaux.

