podium

Après le contre-la-montre de la veille, le peloton retrouvait ce vendredi la haute montagne et un terrain de jeu plus propice au spectacle. Du moins le pensait-on car à  part la bataille des échappés et quelques timides escarmouches des leaders, la journée fut plus propice à la siesta qu’à la fiesta. Une étape qui a néanmoins souri au revenant Eddie Dunbar qui, non content d’avoir été un des grands animateurs des nombreux groupes de fuyards, s’est adjugé la victoire au sommet de Peñas Blancas. Santiago Buitrago avait pourtant mis le premier le feu aux poudres mais l’irlandais a contré le maillot à pois à deux kilomètres de l’arrivée et remporté un succès plus que probant devant le colombien et le surprenant Thomas Gloag. La grande bagarre des favoris n’a, elle, pas eu lieu et tout le monde reste donc sagement à sa place.

À la FantaVuelta, pas de surprises non plus, miguel indurain remporte un nouveau succès et conforte son Fantamaillot Rouge.

Le Bon  Plan du Jour

Eddie Dunbar n’est pas vraiment ce qu’on peut appeler un spécialiste de la victoire. Néanmoins, il ajoute à ses deux succès d’étape sur cette même Vuelta en 2024 un troisième bouquet qui nous rappelle qu’en son temps  le coureur irlandais fut perçu par certains comme un potentiel vainqueur de Tours. D’autant qu’Eddie revient de loin, lui qui avait été renversé en mars par une moto et s’était retrouvé avec une cheville en vrac. Ce succès a donc une valeur inestimable pour Dunbar et les 25 Fantateams qui ne peuvent que se réjouir d’avoir dépensé 4 Fantamillions pour 253 points qui font du bien.

Le Mauvais Plan du Jour

Depuis l’abandon malheureux de Tadej Pogacar, la Vuelta semblait avoir pris une tournure qu’on n’avait plus connu depuis fort longtemps. À savoir, un cador incontournable et tous les autres qui se battaient pour une deuxième place. La voie était enfin libre pour un combat équitable et un chemin royal vers une victoire dans un Grand Tour que nul ne pouvait espérer depuis des lustres maintenant. Tout avait très vite bien commencé avec de nouveaux potentiels vainqueurs qui avaient compris qu’il ne fallait pas laisser cette chance inouïe que le destin leur avait offerte. Mais le soufflé est très vite retombé et on assiste depuis une grosse semaine à une guerre de placement plus qu’à une lutte sans merci pour les lauriers. Espérons que l’étape de ce samedi soit toute autre et que le spectacle soit enfin au rendez-vous.