Jonas Vingegaard voulait gagner une étape avec le maillot rose, il n’a pas tardé à cocher cette case, en remportant son quatrième bouquet en autant d’arrivées au sommet, pour peut être passer à autre chose et commencer à penser au Tour de France. Contrairement à samedi dernier, les Visma n’ont pas annoncé leurs intentions dans les interviews d’avant course, mais on a vite compris que l’équipe du maillot rose n’allait pas laisser passer l’occasion de gérer et gagner une étape étonnamment courte. Giulio Ciccone l’a vite compris aussi et s’est contenté de faire l’emplette des points du classement de la montagne, en attendant des jours meilleurs. La grande nouvelle du jour, c’est par contre le craquage complet de Giulio Pellizzari qui a hissé drapeau blanc dés le début de la dernière montée et perd plus de 18 minutes sur le vainqueur du jour. La lutte pour le podium reste pourtant ouverte, car mis à part le jeune Eulalio qui perd trois places, les autres prétendants se sont neutralisés, avec, dans l’ordre, Gall, Hindley, Arensman, Gee et Piganzoli qui suivent le nouveau maître du Giro sur la ligne d’arrivée.
Au FantaGiro, la team Les pandas du Piémont et sa combinaison presque parfaite Vingegaard-Gall-Arensman-Hindley-O’Connor fait coup double en remportant l’étape du jour et en prenant les commandes du classement général. Steflebelge quitte donc la tête du classement du FantaGiro, le jour même où il connaît sa petite heure de gloire en étant cité en direct sur Eurosport… on ne peut pas tout avoir…
Le bon plan du jour
Même si cette fois il n’a pas terminé en solitaire derrière un Vingegaard hors de portée, Felix Gall a consolidé sa deuxième place au général et s’approche lentement mais surement de la barre des mille points au FantaGiro. Il n’est pas à l’abri d’un mauvais jour qui peut coûter cher, mais il fait un Giro de très haut niveau jusqu’à maintenant et donne raisons aux fantamanagers qui l’ont associé aux autre cadors.
Le mauvais plan du tour
On était allé trop vite en besogne quand on a salué la renaissance de Giulio Pellizzari samedi dernier. Car le jeune italien a visiblement mal digéré le jour de repos et s’est complètement planté dès les premiers lacets de l’ascension vers Cari pour finalement perdre 18 minutes et tout espoir de faire un bon classement général. Encore les conséquences du virus qui l’a frappé à la fin de la première semaine ? Peut-être. Mais il est aussi possible qu’il ait mal géré la pression qui pesait sur ses épaules en Italie, que son pic de forme soit arrivé trop tôt, que les tensions internes à la RedBull avec un Jay Hindley qui n’a pas vraiment joué le rôle du grand frère, que l’essor de son rival historique Davide Piganzoli sur qui il avait un certain ascendant, ait aussi pesé dans la balance. Ses fans espèrent qu’il puisse rebondir et se faire plaisir dans les dernières étapes de montagne, aussi pour augmenter son butin de 420 points, trop léger pour un prix de 47 millions, mais on a quand même des doutes sur ce la faisabilité de ce scénario optimiste.
La question du jour
Après ses démarrages incessants dans l’échappée de l’étape de samedi, Einar Rubio a décidé de contester les points du grimpeur a Giulio Ciccone. Est-ce que le sympathique Giulio finira par perdre patience et lui collera une droite avant la fin du Giro? Thibaut Pinot ne serait pas contre, en souvenir de l’étape de Crans Montana au Giro 2023…

