Roglic remporte le duel au sommet!

Magnifique passe d'armes que se sont livrés Richard Carapaz et Primoz Roglic sur les sulfureuses pentes de l’inédit Alto de Moncalvillo. Le maillot rouge et le désormais deuxième du classement, après s’être isolés dans le dernier kilomètre, nous ont offert un combat des chefs exceptionnel que Roglic a fini par gagner au terme d’une monumentale attaque finale. Dan Martin, le seul à avoir pu les suivre, confirme sa bonne forme et termine troisième.

L’échappée de sept formée et envolée, Ineos contrôle mais, n’ayant pas d’intérêts à jouer la victoire d’étape, décide de rapidement laisser la main aux autres équipes dans la quête aux fuyards. C’est là que la Movistar se positionne et commence à malmener le peloton. Certainement avec une idée derrière la tête et avec l’avantage d’avoir trois leaders dans le Top10 pour semer la pagaille. Malheureusement pour les ibères, ni Mas, ni Valverde, et encore moins Soler, n’étaient dans un bon jour et les trois coureurs sont les grands perdants d’un feu d’artifice qu’ils ont initié mais qui les a dépassé. Ceci dit, grâce à eux, les hostilités se sont déclenchées et ont permis ce spectacle de choix. Toujours fringant, Hugh Carthy perd malgrém tout quelques longueurs et Alexandr Vlasov, quatrième derrière le trio, entame sa longue et ardue remontada.

Le bon plan

Quand on l’a vu traîner en fin de peloton au début de la deuxième et dernière ascension, on a légitimement cru que Dan Martin nous faisait une Dan Martin. Que nenni… Car à part cette chute sans conséquences à Formigal, il faut reconnaître que l’irlandais au sourire carnassier fait un sans faute et ne doit qu’à une maîtrise qu’on ne lui connaissait plus une troisième place sur le podium plus que méritée. Danny est en forme, veut le faire savoir et conforte, avec ses 1000 points déjà récoltés, les 20 Fantateams à avoir pris le pari toujours risqué de miser sur le neveu de Stephen Roche.

Le mauvais plan

La démarche de la Movistar avait du sens mais, tel un boomerang, elle leur est clairement revenue dans les gencives et ils se retrouvent, ce mercredi, pris à leur propre piège. Se sont-ils crus trop beaux après un excellent début de Vuelta, ont-ils présumé de leur prétendue force de frappe, quoi qu’il en soit, il va falloir réagir dans les Asturies ce week-end et adopter un autre plan. L’occasion de, peut-être, enfin désigner un vrai leader et arrêter de jouer sur plusieurs tableaux à la fois. N’est pas Ineos qui veut…

La question du jour

Carapaz et Roglic ont montré, aujourd’hui, qu’ils étaient un cran au-dessus de la concurrence. La route est encore longue et il y a, inévitablement, encore beaucoup de choses qui peuvent se passer. Geoghegan Hart a d’ailleurs attendu le deuxième week-end du Giro pour pointer le bout de son guidon. Vlasov peut-il, au vu de sa forme ascendante, espérer une aussi belle et heureuse issue ?

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