podium

L’équatorien de poche s’offre ce samedi en solitaire une deuxième victoire dans les rues de Fermo. Membre d’une échappée de trois coursiers, Narvaez s’est imposé devant Andreas Leknessund et Martin Tjotta revenu du diable vauvert. Il a néanmoins fallu près de cent kilomètres aux fuyards pour se faire la belle tant le rythme sur les routes longeant la côte adriatique était élevé. Malgré un groupe d’une trentaine de coureurs lancés à leurs trousses, les trois fugueurs n’ont rien lâché, ou presque, sur les sévères bosses menant au Fermo avant que le coureur de l’équipe UAE, après avoir largué le norvégien à dix kilomètres de l’arrivée, n’achève le travail au sommet de la dernière rampe à 10%. Au lendemain de l’éprouvante étape du Blockhaus, le peloton des favoris s’est, lui, fait une joie de laisser les puncheurs s’expliquer entre eux tout en les gardant à portée de fusil tout au long de cette huitième étape menée tambour battant.

Au FantaGiro, c’est Aby et son équipe Panta Giro 26 qui s’impose bien aidée par Narvaez et Leknessund pendant que PLC poursuit son échappée en solo en tête de course du Général.

Le Bon Plan du jour !

Avec deux victoires à son tableau de chasse et 458 points dans la besace, Jhonatan Narvaez confirme avec autorité qu’il n’est pas venu sur ce Tour d’Italie pour enfiler des perles. Victime de fractures par compression aux vertèbres thoraciques lors d'une violente chute sur la 4e étape du Tour Down Under en début d’année, l’équatorien a une nouvelle fois démontré, après son étincelante victoire sur la quatrième étape, qu’il était bien revenu à son meilleur niveau. On peut même affirmer aujourd’hui qu’il est le sauveur d’une équipe UAE décimée et que malgré un prix de 26 Fantamillions, les trois teams qui lui ont fait confiance ne peuvent que se réjouir de ce butin presque inespéré. Rendons par là-même un petit hommage à son équipier Mikkel Bjerg sans qui ce succès ne serait pas tout à fait complet.

Le Mauvais Plan du Jour !

Il adore les arrivées explosives, il passe très bien les murs courts et raides et, de surcroît, il est souvent performant sur les étapes usantes avec du placement et du chaos. Qui plus est, il connaît parfaitement ce type de routes dans les Marches et par-dessus le marché, il faisait partie, avec deux de ses équipiers, de la trentaine de poursuivant en chasse patate derrière Narvaez, Leknessund et Bjerg ce samedi. Cerise sur le gâteau, il avait perdu suffisamment de temps pour ne plus être une réelle menace au Général, c’était donc une étape taillée à la parfaite mesure de Pippo Zana. D’autant que sa dixième place à La Liegi et une douzième place sur la Flèche Wallone laissait augurer de belles perspectives au natif de Thiene. Sa quinzième place à Fermo est donc une énorme déception voire, une cruelle désillusion pour le coureur italien et ses suiveurs… ! On se rappelle d’un autre Pippo à qui il ne fallait pas dix occasions pour très vite la mettre au fond…

La question du Jour !

Favori des bookmakers ce samedi, Giulio Ciccone ne leur a pas vraiment rendu leur confiance. Qu’importe, un peu comme Zana, ça n’est peut-être qu’une occasion manquée et, même si nombreux n’y croyaient qu’a moitié, Giulio avait clairement annoncé qu’il ne jouerait plus le Général sur un grand Tour. Maintenant qu’il est à près de dix minutes du maillot rose et qu’il retrouve ce dimanche un terrain propice à ses qualités, le petit prince des Abruzzes va-t-il enfin faire réellement parler la poudre? À vos pronos…!

Comments

Référence à Pippo Inzaghi qui la mettait toujours au fond ? (cette petite catin plongeuse en grand rectangle avait malgré tout un QI foot exceptionnel - grand joueur, respect).  Quant à faire parler la poudre, pour un coureur italien, pfff... je comprends le message Eddy, mais on choisira une autre expression, parce que là ça me rappelle trop la fin du Pirate à Rimini... :-(