podium

Qui d’autre que Tadej Pogacar pour battre le record de montée de l’Alpe d’Huez détenu jusque là par Marco Pantani depuis 1995 et s’imposer en véritable patron au sommet des 21 lacets de la plus célèbre montée hexagonale. La fusée Pogacar remporte une nouvelle  étape en solitaire après un démarrage dont lui seul a le secret et après avoir repris plus de trois minutes aux valeureux fuyards qui le précédaient. Phénoménal! Lenny Martinez et Richie Carapaz, respectivement deuxième et troisième et derniers rescapés de l’échappée fleuve de plus de quarante coureurs, n’ont rien pu faire face au retour d’un Pogi qui a, une nouvelle fois, dicté sa loi avec autorité et panache. Un panache dont Martinez a d’ailleurs bien manqué tant le français avait les jambes pour gagner ce vendredi mais bon voilà. Lenny fait néanmoins la belle affaire du jour en se repositionnant à la cinquième place du classement général mais à force de ratonner et de passer les relais, on ne gagne pas de courses… Les regrets sont éternels et ce ne sont pas Carapaz, nouveau détenteur du maillot à pois, ni Sepp Kuss, quatrième, qui nous contrediront.

Rayon favoris, malgré près de 2’30 de débours au final, c’est Remco, sixième à l’arrivée qui s’en est le mieux sorti et qui conforte un peu plus encore son statut de dauphin de l’intouchable. Intelligemment calé dans la roue de ses adversaires,  Evenepoel s’en est allé fendre l’impénétrable foule à quelques kilomètres du sommet et prouver au monde entier qu’il fait, lui aussi, partie de la race des seigneurs. Pour Isaac Del Toro, l’affaire semble également bien engagée puisqu’il a réussi à prendre l’ascendant sur le vaillant mais émoussé Paul Seixas. Skjelmose a lui démontré que s’il devait bien y avoir un leader chez Lidl-Trek, c’est sur le danaois qu’il fallait miser.

Au FantaTour, la victoire du jour revient à BBCT tandis qu’Eddy Breckx mène toujours une meute de quelques loups qui s’accrochent vaillamment au vain espoir de résister à l’inéluctable retour de leurs affamés poursuivants.

Le Bon Plan du jour

S’il y a bien encore un autre seigneur dans le peloton et sur ce Tour de France, c’est inévitablement de Mads Pedersen qu’il s’agit. Après son énième coup de force jeudi, le danois a réitéré ce vendredi en intégrant l’échappée et s’en est allé glaner les points du sprint intermédiaire après avoir franchi les deux premiers cols du jour avec les grimpeurs. Un nouvel exploit qui lui permet donc d’entériner quasi à coup sûr le gain du maillot vert. Du grand art, d’autant qu’après s’être assuré que la tunique ne pouvait plus lui échapper, c’est encore lui qui a fait le boulot en tête de peloton pour ses deux leaders, Mattias Skjelmose et Juan Ayuso. Après avoir remporté le classement par points sur le Giro et la Vuelta l’année passée, le danois, qui n’avait pu s’aligner sur la Grande Boucle en 2025, remportera plus que certainement celui du Tour de France ce dimanche. Un magnifique trois à la suite, rien à dire, bravo Maestro !

Le Mauvais Plan du Jour

Les voyants n’étaient plus vraiment au vert pour Juan Ayuso depuis le contre-la-montre de ce début de semaine. Malgré cela, et grâce au malheureux abandon de Florian Lipowitz sur ce même exercice, l’espagnol pointait néanmoins encore à la cinquième place du Général. Certes, à distance respectable de ses rivaux pour le podium, mais on n’était pas à l’abri d’un baroud d’honneur payant dans les Alpes pour celui qui avait crevé l’écran et terminé troisième de son premier Tour d’Espagne en 2022. Il n’en sera rien, Ayuso a totalement et très vite sombré dans les premiers lacets de l’Alpe d’Huez pour finir l’étape à l’agonie à une bien mièvre dix- septième place. Le fier ibère voit donc son équipier lui passer devant et confirme que la route est parfois bien longue avant de devenir un vrai champion. Il lui reste une étape pour nous prouver le contraire et sortir de ce Tour la tête haute. C’est loin d’être gagné !

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