podium etape 10 Tour 2022 - podium stage 10 Tour 2022

Magnus Cort Nielsen a remporté la 10ème étape du Tour devant Nick Schultz et Luis Leon Sanchez. L’ancien maillot à pois s’est imposé au sprint devant ses compagnons d’échappée qui se sont extirpé du peloton après une très longue bagarre. Il aura surement remercié son équipier Alberto Bettiol qui a tenté le coup de Bob Jungels en attaquant en solitaire à plus de 45 kilomètres de l’arrivée. Si la tentative n’est pas allée au bout, cela a permis à Cort Nielsen d’en garder sous la pédale pour résister dans la montée finale et faire parler sa vitesse au sprint. En prévision de la double étape alpestre de mercredi et jeudi, les favoris ont laissé faire, et il s’en est fallu de peu pour que Lennard Kamna rafle le maillot jaune à Pogacar. Mais avec l’aide des Jumbo-Visma qui pont imprimé un rythme solide dans le dernier col avec Wout Van Aert, le Slovène reste en jaune et les six membres de l’équipe UAE encore en course devront continuer de faire les patrons.

Une fois n’est pas coutume, c’est un duo qui remporte la fanta-étape du jour ex-aequo. Edco 29 et Winchester FC marquent 453 points avec Pogacar, Cort Nielsen, Kamna et Thomas et se partagent le bouquet du jour. Ironie de l’histoire, c’est également un duo qui trône en tête du classement général, avec Dateteam et Team Dino au coude à coude avant la grande bagarre des Alpes.

Le bon plan du jour

Magnus Cort Nielsen avait montré sa belle moustache blonde au monde entier et surtout à ses supporters danois, en passant les premiers grands prix de la montagne en tête dans son pays. Il a endossé le maillot à pois pendant 6 jours tout en attaquant sur les pavés lors de l’étape d’Arenberg. Son Tour était déjà réussi, même s’il lui manquait le coup d’éclat qui est arrivé lorsqu’on s’y attendait peut-être le moins. Magnus est en forme. Il a déjà rapporté 526 points pour le prix très raisonnable de 19 fantamillions. Lorsqu’on se souvient de ce qu’il a été capable de faire lors de la dernière Vuelta, avec trois victoires d’étape, son butin pourrait encore grandir. Avec un parcours relativement difficile, il fallait effectivement réfléchir à troquer un pur sprinter par un Viking passe-partout. 24 fantamanagers l’ont fait et ils ont bien eu raison.

Le mauvais plan du tour

Ion Izaguirre était un des rares grimpeurs présent dans un groupe de tête essentiellement formé de rouleurs comme Ganna, Van Baarle, Benjamin Thomas, Luis Leon Sanchez ou Mads Pedersen. Sur papier, il pouvait ne faire qu’une bouchée de ses compagnons dans la montée finale. Mais l’Espagnol a craqué assez vite et termine à une décevante 15ème place. Il a déjà renoncé au classement général et n’a visiblement pas les meilleures jambes pour lutter pour une victoire d’étape en montagne. Pour l’instant le ratio d’un point pour 25 millions est loin d’être rentable. Pas certain que ça changera d’ici la fin du Tour.

Le prono-provoc pour la 11ème étape

Afin de répondre aux mauvaises langues qui critiquent leur manque d’initiative depuis une semaine, les Ineos décident de passer à l’attaque. Ils lancent Pidcock dans la première échappée, alors qu’Adam Yates attaque dans le Télégraphe et Geraint Thomas dans le Galibier. Ils font tout péter, Pogacar et les Jumbo s’épuisent dans la poursuite et c’est finalement Daniel Martinez qui place la banderille finale pour s’imposer avec deux minutes d’avance en haut du Col du Granon. Ah merde… ce n’était pas lui qu’il fallait garder pour la fin…

Comments

Très bon prono-provoc... :-) Ein zwei, Polizei, Drei Vier, Grenadier... Bon, pas avec Dany en dernier étage de la fusée sinon c'est Sieben acht Gute nacht, mais en tout cas c'est effectivement le moment pour Ineos de passer à l'offensive. Geraint et Adam ont clairement une carte à jouer... A part ça, pas trop compris leur stratégie de ce mardi de lancer 2 mecs pas dangereux au général dans une échappée au long cours que le peloton des leaders allait laisser filer... - s'ils en sont à juste jouer les étapes, pas bon signe, non ?...
Disons que compter sur Thomas et Yates pour dynamiter le bazar, ça relève tout de même du pari. J'aurais plutôt misé sur Martinez, mais bon, voilà ! On n'en est plus vraiment là. Et c'est là que le Prono-Provoc prend tout son sens et que l'impossible arrive et que le Tour bascule. Ceci dit, Jumbo devrait commencer à se bouger le cul aussi. Deux leaders, c'est mignon mais faire 2 et 5 au final, ça le fait pas non plus. Bref, demain, c'est feu d'artifice !

Personnellement, j’attends plus des Jumbo que des Ineos, simplement parce que Vingegaard et Roglic sont plus proches du niveau de Pogacar que Thomas et Yates. On a beau être en supériorité, anticiper pour faire travailler les autres, si au final on n’a pas les jambes… il suffit de demander aux Movistar qui ont souvent été dans cette position et qui n’ont jamais réussi à faire basculer une course.