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Tadej Pogacar a remporté la sixième étape de la Vuelta, comme prévu. Mais ce qui n’était vraiment pas prévu, c’est que le maillot rouge n’a pas levé les bras au terme d’une nouvelle chevauchée en solitaire, mais s’est imposé au sprint face à un Enric Mas qui a peut-être réalisé l’exploit de l’année en revenant sur le Slovène au sommet de la dernière ascension du jour. L’Espagnol fait évidemment la bonne affaire dans la lutte pour le podium, puisqu’il prend du temps précieux à tous ses concurrents et s’installe à la deuxième place du classement général. Oscar Onley, Sepp Kuss et Mathias Skjelmose ont quant à eux perdu du temps sur les Gall, Roglic et Carapaz, alors que Ramses Debruyne s’invite dans la cour des grands pendant que son compatriote Jarno Widar doit revoir ses ambitions à la baisse après avoir perdu environ trois minutes sur le deuxième groupe des favoris. 

A la Fantavuelta, c’est la team Azabache qui remporte la Fanta-étape du jour grâce à la combinaison Pogi-Mas-Onley, Carapaz- Roglic-Fortunato. Gribouille&Co reste leader du classement général. 

Le bon plan du jour

Ce jeudi 27 août est tout simplement entré dans les livres de la grande histoire du cyclisme. C’est en effet la première fois depuis deux ans que Tadej Pogacar n’écrase pas la course après avoir décidé d’attaquer dans la grosse difficulté du jour. Et l’homme qui est revenu sur le numéro un mondial au terme d’une montée massacrante n’est autre que Ricky Mas, celui qui se transforme dès qu’il court sous la chaleur de son tour national. Le leader de la Movistar ne coutait que 11 fantamillions, et pour cause, cela faisait quelque temps qu’il n’avait plus montré grand-chose dans le circuit. Mais il ne fallait pas enterrer Mister Vuelta aussi vite et la performance qu’il a réalisé dans la montée d’El Bartolo le propulse comme un des plus sérieux prétendants au podium à Grenade. La victoire d’étape aurait été une belle cerise sur le gâteau, mais on a quand même l’impression que le plus beau reste à venir pour Ricky qui doit être le seul coureur du peloton qui attend impatiemment qu’on arrive dans le Sud avec ses températures caniculaires.

 

Le mauvais plan du tour

Il n’y avait pas grand monde qui croyait que Joao Almeida allait par miracle retrouver sa condition de 2025 et s’offrir un bon classement général à la façon d’un Isaac Del Toro sur les routes du Tour. Mais 37 fantateams ont quand même fait ce pari risqué qui s’avère à présent être un pari raté. Le Portugais a encore terminé l’étape dans un gruppetto est n’est même pas capable de contribuer au travail d’équipe de la UAE. S’il retrouve ses jambes dans la deuxième moitié de la course, il pourrait tenter de jouer les étapes, lorsque son leader Pogacar sera rassasié, mais même dans le meilleur des cas, il n’arrivera pas à récolter les points qu’on peut s’attendre de la part d’un coureur de sa trempe.

Comments

La différence de niveau de Mas sur la vuelta et sur le reste de la saison chaque année est quand même assez folle. On a l'impression qu'il se prépare que pour une course dans l'année dommage.
On parle de Vingegaard, de Remco, mais en fait, le seul vrai rival de Pogi, celui qui l’a battu à la régulière au Giro d’Emilia 2022, qui l’a suivi au Tour de Lombardie de la même année, qui l’a presque humilié hier, c’est Enric Mas. C’est un peu le Luis Ocana de Merckx. Très fort mais trop irrégulier…
J’ai apprécié la référence à Luis Ocana par El Diablo. Dans son équipe Bic en 73, il y avait un certain José Catieau, originaire de ma ville... Au début des années 70, je supportais tous ceux qui lutter souvent en vain contre Merckx, dont Luis. Enfin en 1975, Thevenet le bat. Le cannibale avait été mangé… Il m’est devenu alors plus sympathique, plus humain. Honnêtement si j’étais né Belge et 5 ans plus tôt pour voir son début de carrière, il aurait été mon idole de jeunesse. Je ne vais pas me plaindre. J’ai supporté les Poupou, Thevenet, Hinault, Fignon, Virenque, Jalabert et j’en oubli … En 2026, je supporte tous les coureurs. J’ai atteint l’âge de raison.