Dylan Van Baarle s’impose en solitaire sur le vélodrome de Roubaix au terme d'une course palpitante et d'un numéro dont seule l’équipe Ineos semble avoir le secret cette année. Le batave s'adjuge la plus belle victoire de sa carrière devant le plus que séduisant Wout Van Aert et l'insatiable King Küng ! Ces Classiques flandriennes nous auront réservé bien des surprises, bonnes et moins bonnes, mais que cet Enfer du Nord fut beau !
10 - Le triomphe est entier pour Dylan Van Baarle qui, non content de monter sur la boîte au Tour de Flandres, s’empare avec la manière de son premier monument. Dylan a su se montrer patient avant de placer une banderille décisive à laquelle aucun des grands favoris n’aura pu répondre. Du grand art, de la classe et du panache qui permettent au hollandais de savourer sa somptueuse victoire dans un chaudron tout acquis à sa cause.
10 - Déjà victorieuse à l’Amstel et à la Flèche Brabançonne, sans compter la victoire de Martinez au Pays Basque, la semaine folle de l’équipe Ineos-Grenadiers s’est achevée de la plus belle des façons avec ce nouveau succès de prestige à Roubaix. Une fois de plus l’armarda flandrienne de Brailsford a été la grande animatrice d’une course folle qui n’a pourtant jamais semblé pouvoir lui échapper et qui fait de l’équipe britannique la grande gagnante de ce début de printemps et de la campagne flandrienne.
9,5 - Comme le disait si bien Van de Poel samedi, si Wout Van Aert est au départ, il sera là pour gagner ! Il s’en est fallu de peu pour le champion de Belgique qui, sans ce coup de bordure après 50 kilomètres et 2 crevaisons, a tout de même été stratosphérique… Monstrueux mais néanmoins deuxième, Wout faisait clairement partie des hommes forts et sa montée en puissance tout au long de la journée en a subjugué plus d’un. Pour celui qui a dû faire l’impasse sur 3 semaines de course et un des plus grands objectifs de sa saison pour cause de maladie, cet accessit a presque valeur de victoire.
9 - La formation Wanty a été l’autre grande animatrice de ces classiques printanières et ne retenir que la quatrième place du surprenant Tom Devriendt serait leur faire offense. Présents sur tous les fronts depuis le mois de mars, les hommes de Jean-François Bourlart n’ont cessé d’être constamment au combat et placent 5 de leurs 7 coureurs dans le Top 20 de ce Paris-Roubaix. Ne cherchez plus, la meilleure équipe belge de ce printemps, c’est bien elle !
8,5 - Incontournables depuis 2 mois, Küng et Mohoric ont une fois encore été les grands bonhommes de cette édition la plus rapide de l’histoire de l’enfer du Nord. Leur force d’abnégation et leur intrinsèque talent leur permettent tous les deux de conclure un printemps doré par une troisième et cinquième place de toute beauté et nul doute qu’on devrait les revoir aux avant-postes sur des routes qui conviennent à merveille à leurs flandriennes qualités.
8 - Pour Van de Poel et Stuyven, le coup ne sera pas passé bien loin non plus. Assurément un petit cran en deçà, ils ont fait le maximum et, si ce n’est une crevaison au plus mauvais moment pour le belge, ils n’auront aucun regrets à nourrir. Aaah, quand il vous manque ce petit pourcent pour faire la différence…
7,5 - Les hommes de Patrick Lefevere nous devaient une revanche ce dimanche et Yves Lampaert est celui qui avait sans doute le mieux compris les remontrances du Boss. Certes, il lui manquait probablement un peu de jus pour rivaliser avec Van Baarle mais cette chute dans le dernier secteur pavé lui a enlevé tout espoir de bien figurer au terme d’une course qu’il a rondement menée. Dommage, s’il en fallait un pour sauver les meubles d’un printemps pourri ce dimanche, c’était bien lui.
7 - Filippo Ganna s’alignait pour la première fois sur la course de ses rêves et il n’y aura certainement pas fait que de la figuration. Leader désigné de son équipe, c’est peut-être sa crevaison qui a permis au groupe Van Aert - Van der Poel de revenir quelque peu dans le jeu. Quoi qu’il en soit, l’italien est taillé pour les pavés et on a hâte de le voir très vite les dompter.
7 - Certes, la trentième place de Philippe Gilbert est assurément anecdotique. Mais pour le dossard numéro un, la boucle est bel et bien bouclée et le voir se mêler une dernière fois à la grande bagarre est un plaisir qui va nous manquer. Bravo et merci pour tout Philou !
6 - On attendait Pedersen, Turgis, Asgreen, Sénéchal, Trentin ou encore Laporte et bien, on ne les aura quasiment pas vu… Entre chutes, malchance ou tout simplement méforme, les spécialistes du pavé ont très vite manqué à l’appel et n’ont jamais pu faire parler la poudre d’un fusil on ne peut plus enrayé.
5 - Encore plus pour l’équipe Lotto-Soudal que pour l’équipe Quick-Step, cette édition 2022 a tout d’un pétard mouillé. Gilbert mis à part, avec Vermeersch, deuxième l’an passé, Campenaerts ou encore Van Moer, transparente ce dimanche, l’équipe belge avait pourtant des armes à faire valoir. Il n’en fut rien et quand on sait à quel point les places World Tour seront chères l’an prochain, ce n’est point guère le moment de musarder en chemin … !
Au Fantaclassics, fort de Van Baarle, Van Aert, Mohoric, Lampaert et Sénéchal, c’est Nursultan qui s’empare de justesse du Fanta Pavé devant Benfica 74 et Elise Zouzou alors que The French, avec 250 points d’avance sur son plus proche poursuivant, mène toujours la danse au classement général. Il reste 2 courses pour inverser la tendance mais sera-ce suffisant pour détrôner l’autoritaire Fanta leader ?


Comments
Magnifique course comme
Magnifique course comme toujours... et dire qu'ils vont peut être les décalés en octobre... que va devenir le Fantaclassics sans le Ronde et Roubaix :(
Au revoir le fantaclassics d
Au revoir le fantaclassics d'automne, bonjour le fantaclassics qui dure toute l'année :D
Je m'en voudrais de ne pas
Je m'en voudrais de ne pas mentionner Adrien Petit et Laurent Pichon, excellents sixième et huitième. Si Devriendt n'est pas devant dans l'échappée, c'est peut-être même Petit qui est à la place du belge et qui sprinte pour le podium. Pichon, lui aussi présent dans le même groupe de trois, n'aura finalement craqué que sous les coups de butoir de l'inarretable Van Baarle dans le carrefour de l'arbre avant de s'accrocher tant bien que mal avec l'énergie du désespoir à une inédite place d'honneur. Ça méritait bien un bon huit aussi! Chapeau bas à tous les deux !