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On attendait la dernière course des Pronos des femmes pour clôturer la saison comme il se doit. Mais on aurait pu attendre longtemps, puisque le Tour de Guangxi Women avait été supprimé du calendrier depuis début septembre, faute de financement. La saison fantacycliste est donc officiellement terminée, avec les derniers verdicts qui sont donc tombés et un nom qui a dominé ce sprint d’automne : Patxi. 

On savait que Patxi excellait dans l’épreuve du Prono et on l’avait déjà fait remarquer, notamment lors de ses dernières victoires sur le Prono du Jour du Fantaclassics 2026 qui avait suivi le succès sur la Vuelta 2025. Mais cette, fois, notre basque préféré a réalisé une véritable masterclass lors du dernier week-end des classiques d’automne. Avec plus de 2000 points (!!!) à récupérer sur « l’intouchable » Julie, Patxi devait sortir le grand jeu, non seulement en faisant des pronos réussis, mais aussi en essayant de prendre quelques risques pour aller chercher un bonus multipliant ses points pour tenter la remontada miraculeuse. 

Première étape, le Tour de Lombardie. Et là, pas de Seixas, Del Toro ou Evenepoel, les grands favoris de la course; pas de Ciccone, McNulty, Jorgenson ou Pidcock, des outsiders avec une réelle chance de monter sur podium. Non, Patxi décide de miser tout sur Enric Mas ! Celui qui lui avait sauvé sa Fantacup en le propulsant vers le haut du classement après la Vuelta mais qui semblait se contenter de son sacre espagnol, puisqu’il n’avait que disputé deux courses après Grenade : un DNF aux championnats du monde et une 29ème place aux Tre Valli Varesine. Autant dire que le pari était risqué… Mais qu’est-ce que cela a dû être jouissif, lorsqu’après l’attaque de Seixas dans le Civiglio, l’Espagnol a montré qu’il était bien là et qu’il n’avait pas gagné la Vuelta par hasard. Sa deuxième place et les 700 points multipliés par trois ont permis à Patxi de se rapprocher de Julie qui était tombée dans le piège Del Toro et terminait avec 0 points la série des quatre classiques italiennes de la semaine. 

Tout allait donc se jouer à Paris-Tours, où Patxi est de nouveau allé chercher un prono risqué, mais original et intelligent. Miser sur le deuxième leader des Visma était une bonne idée, qui avait d’ailleurs fonctionné au Tour d’Emilie ou aux Tre Valli Varesine. Mais de là à ce que Per Strand Hagenes remporte Paris-Tours, il y avait un pas important à franchir. La victoire du norvégien devait être tout aussi jouissive, avec la victoire finale à la clé. Deux coups de poker et un concours mal embarqué peut être renversé, voilà le principal enseignement de cette magnifique victoire de Patxi. 

Il lui restait à gérer la dernière course des Prono des Femmes pour un doublé historique, mais il n’a même pas dû faire un dernier effort pour s’offrir ce deuxième sacre en quelques jours, puisque le Tour de Guangxi n’a pas eu lieu chez les femmes. Un sacre construit sur la longueur, avec quelques pronos rentables en début de saison, comme la quatrième place x3 de Puck Pieterse à Milan-Sanremo ou la deuxième place x3 de Marianne Vos à Paris-Roubaix, et un vote constant sur Demi Vollering dès le Tour des Flandres : Ronde, Flèche, Liège, le Giro, le Tour, les championnats du monde et d’Europe… Il ne fallait pas craquer. Il fallait continuer de miser sur Demi et récolter tous les points offerts par la dame de l’année. Volodymir ne termine pas loin et s’offre une belle deuxième place. Et pourtant, sur les sept courses remportée par Vollering cités plus haut, il n’a misé sur la Néerlandaise qu’une seule fois, pour la victoire finale du Giro… Comme quoi, tout les chemins mènent à Rome… ou presque. Le podium du Prono des Femmes 2026 est complété par Pius35 qui confirme sa belle saison en allant chercher une nouvelle place d’honneur après sa deuxième place sur la Vuelta. 

Patxi n’était pas loin de faire l’en plein, mais son équipe de Fantacup était bien trop éloignée du leader La Saucisse pour aller au-delà d’une très belle deuxième place. L’équipe était presque parfaite, les grands leaders, la confiance dans les vieux briscards comme Mas et Roglic, mais aussi Laporte, Pedersen ou Philipsen. Il n’y avait qu’une seule grande tâche dans l’équipe de Patxi, comme chez beaucoup d’autres : Joao Almeida. Pour 57 fantamillions, le Portugais n’a rapporté que 88 misérables points, rien du tout comparé à son équipier Del Toro, qui malgré un Tour de Lombardie en dessous des attentes, termine l’année avec 4098 points dans l’escarcelle pour le même prix qu’Almeida. C’est notamment sur le Mexicain et sur les autres grands leaders que La Saucisse a construit son succès au concours annuel, celui que certains considèrent comme le trophée le plus prestigieux. La belle trouvaille Alfonso Eulalio et ses 2608 points rapportés essentiellement au Giro lui ont permis de partir dans l’échappée dès le tour d’Italie pour lâcher un à un ses compagnons d’aventure, avec notamment les points importants de Jasper Stuyven, Laurence Pithie, Tobias Johannessen et Tom Pidcock qui a permis à Daleoko de passer un automne assez tranquille et de gérer son avance sur ses rivaux. Gribouille&Co termine finalement troisième, lui qui avait une structure d’équipe similaire, y compris Alfonso Eulalio, mais une combinaison d’accompagnement composée de Laporte, Widar, Brennan, Pellizzari, Bisseger, Pollit et Benoot, en partie séduisante, mais moins rentable que les Pidcock, Stuyven, Pithie et Johanessen de La Saucisse. 

Inutile de dire que Patxi remporte la Fantaleague annuelle devant le vainqueur du Fantaclassics El Diablo qui se console en gardant la tête de la Fantaleague All Time, le classement lancé depuis la création du jeu. 

Merci à tous pour votre fidélité, votre engagement et votre patience lors des nombreux soucis techniques rencontrés surtout en fin de saison. Au moins, on sait ce qu’on doit faire pour faire passer au plus vite le pire moment de l’année : la maudite trêve hivernale. Hasta 2027 !