Au terme d’une étape enfin bien plus calme que les deux précédentes, Paul Magnier s’empare d’une deuxième victoire au sprint sur les routes bulgares. Le français s’impose d’un fifrelin devant Jonathan Milan et Dylan Groenewegen dans les rues de Sofia et prive donc une deuxième fois en trois jours son rival italien d’un tant attendu succès. Milan a lancé son sprint de loin, de trop loin sans aucun doute, laissant une voie royale dans laquelle la nouvelle pépite du sprint n’a pas manqué de s’engouffrer avant de finalement le dépasser. Il s’en est fallu de très peu pour que Jonny concrétise, mais c’est bien Magnier qui, d’un maigre boyau, franchit la ligne en premier et s’offre le privilège d’entrer en Italie mardi avec le maillot cyclamen sur les épaules. Dommage pour Dylan Groenewegen, troisième, qui échoue d’un chouia dans les roues de ses deux adversaires après une remontée de toute beauté.
Le Bon Plan du jour !
Après avoir porté le maillot rose vendredi et engrangé plus de 600 points en l’espace de trois jours, le détenteur du maillot cyclamen est le grand bonhomme de cette mise en bouche bulgare. Son printemps manqué est déjà bel et bien oublié et au-delà des chiffres, on retiendra également la maîtrise avec laquelle Paul Magnier s’est imposé face à ses rivaux on ne peut plus affutés. Très solide, le « Texan » peut en plus compter sur des équipiers de rêve qui l’ont, par deux fois, idéalement mis sur orbite et à qui il a offert, avec une bien belle maturité, la plus belle des rrécompenses. Nul doute qu’il marque d’ores et déjà ce Giro de son empreinte et que la suite des débats s’annonce palpitante. Bravo Paulo !
Le Mauvais Plan du Jour !
Il faut bien dire que les mauvaises nouvelles et divers bien tristes abandons de la veille nous ont tous laissé quelque peu groggy. Et entre autres nouvelles, celle qui transforme le début de Giro d’Arnaud De Lie en chemin de croix en est également une bien mauvaise. Le Taureau de Lescheret tire la langue et a encore eu bien du mal aujourd’hui à franchir la seule difficulté du jour, l’ascension du Borovets Pass, 9.2km à 5.3%. Un véritable calvaire pour un De Lie contaminé par des projections de bouses de vaches lors de sa récente victoire à la Famenne Classic. Un comble pour un fils de fermier… Lâché à plus de deux kilomètres du sommet, le Belge aura néanmoins pu reprendre sa place dans le peloton mais n’aura pu à nouveau se mêler à l’emballage final. Moche car ce sont deux occasions déjà manquées pour le sprinter ardennais qui avait annoncé avant le départ qu’il n’irait plus que probablement pas au terme de ce Tour d’Italie. Reste plus qu’à espérer que le jour de repos retapera un coureur qui doit se demander ce qu’il fait dans ce … merdier! Courage Arnaud.


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Déjà une pause dans ce Giro…