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MORVAN DE PANIQUE

« T’as voulu voir Vierzon et on a vu Vierzon, t’as voulu Van der Poel on a eu Van der Poel » (*)... et on pourrait l’avoir encore ce soir, fringant comme jamais, dans son plus beau maillot (le jaune) en barbotant au bord de l’Alpecin… Car le tracé de Vierzon au Creusot, la plus longue étape du Tour depuis 21 ans, présente un beau profil de Classique : ce ne sont pas moins de 249 bornes, 5 difficultés répertoriées et 3 000 mètres de dénivelé qui attendent nos héros. Les prévisions météo sont formelles : c’est un Morvan de panique qui va souffler sur le dernier tiers du parcours. Les côtes se succèderont à un rythme affolant, avec en point d’orgue un passage inédit et déterminant au Signal d’Uchon: difficulté de 2ème catégorie, 5,7 kilomètres à 5,7% dont un final de 1 500 mètres à 11,5% - sans parler de petites pointes à 18%, un vrai mur ! Une fois franchi ce mur d'Uchon, il faudra encore dévaler 18 bornes à grande vitesse jusqu'au Creusot, terminus de l'étape. Messieurs les puncheurs, c’est à nouveau à vous de jouer !

(*) Souvenons-nous que Jacques Brel conclut « Vesoul » par un bel hommage aux Caleb Ewan, Marc Soler, Jack Haig et autres Robert Gesink de ce Tour 2021 : « Mais je te le redis, je n'irai pas plus loin / Mais je te préviens, j'irai pas à Paris / D'ailleurs, j'ai horreur de tous les flonflons / De la valse musette et de l'accordéon… »

Une arrivée au Creusot ? Il n'existe à ce jour qu'un seul précédent. Rétropédalons jusqu’en 1998 : la pénultième étape est un looooong contre-la-montre de 52 bornes entre Montceau-les-Mines et Le Creusot. La tunique jaune est sur les épaules de Marco Pantani (Mercatone Uno-Bianchi) et y demeurera, pour ce qui reste le seul sacre de notre Elefantino préféré sur le Tour de France. C’est Jan Ullrich (Deutsche Telekom) qui va exploser la concurrence sur ce chrono individuel, volant notamment la deuxième place du classement général à son dauphin du jour Bobby Julich (Cofidis-Le Crédit par Téléphone), le Pirate assurant la victoire finale en grimpant sur la troisième marche du podium ce jour-là.

https://www.youtube.com/watch?v=RlyOorHXMas

Envie d’en savoir plus sur la deutsche Qualität de l’époque ? L’encyclopédie fantacycliste, elle aussi, est fiable et efficace :

https://fantacycling.com/fr/vuelta/2015/articles/la-team-telekom-et-la-parabole-du-cyclisme-allemand

 

 

 

 

 

1er classement du jour (200pts)
2e (100pts)
3e (80pts)
4e (60pts)
5e (45pts)
6e (35pts)
7e (25pts)
8e (20pts)
9e (10pts)
10e (8pts)
11e (6pts)
12e (4pts)
13e (3pts)
14e (2pts)
15e (1pt)
1er Classement général (100pts)
2e (75pts)
3e (50pts)
4e (35pts)
5e (25pts)
6e (20pts)
7e (15pts)
8e (10pts)
9e (5pts)
10e (1pt)
Le combatif (30pts)
1er Classement de la montagne (30pts)
2e (15pts)
3e (5pts)
1er Classement par points (30pts)
2e (15pts)
3e (5pts)
1er classement des jeunes (30pts)
2e (15pts)
3e (5pts)